Le Président Ghali interpelle "urgemment" l'ONU pour la libération des prisonniers politiques sahraouis

mer 14/10/2026 - 21:30

Bir Lehlu (République sahraouie), 14 oct 2026 (SPS) Le Président de la République et Secrétaire général du Front POLISARIO, Brahim Ghali, a adressé mercredi un appel "pressant" au Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), António Guterres, l'exhortant à intervenir immédiatement pour la libération des prisonniers civils sahraouis et la protection des populations civiles sous occupation marocaine.

Dans sa correspondance, le chef de l'État tire la sonnette d'alarme sur l'aggravation critique de la situation des détenus civils sahraouis dans les prisons marocaines.

Ces derniers observent une grève de la faim illimitée depuis le 23 septembre dernier pour protester contre les violations systématiques de leurs droits fondamentaux.

M. Brahim Ghali a vivement dénoncé la récente vague de répression violente orchestrée par les forces d'occupation marocaines le 12 octobre à Rabat contre une manifestation pacifique rassemblant les familles de détenus et des défenseurs des droits humains. 

Cette intervention brutale s'est soldée par de nombreuses blessures et par l'arrestation arbitraire de plusieurs militants et étudiants sahraouis, parmi lesquels le vice-président de la ligue pour la protection des prisonniers sahraouis, Hassana Douihi, ainsi que d'anciens détenus politiques.

Face à cette escalade, le Président Ghali a renouvelé son appel à l'instance internationale pour une intervention urgente, afin de garantir l'intégrité physique et psychologique des nouvelles arrestations et obtenir leur libération immédiate,
le respect des conventions internationales envers les grévistes de la faim, garantir l'accès immédiat aux soins médicaux, le droit de communiquer avec leurs proches et leur transfert vers le Sahara occidental occupé, à proximité de leurs familles.

Le Président Ghali a également appelé l'ONU à assumer ses responsabilités quant à la protection des populations sahraouies face aux mesures répressives  menées par l'État occupant marocain.

Rappelant que le Sahara occidental demeure le dernier cas de décolonisation en Afrique  relevant de la responsabilité directe de l'ONU, M. Ghali a  demandé au Secrétaire général de transmettre l'intégralité de cette lettre aux membres du Conseil de sécurité. (SPS)

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