L'Algérie exprime son inquiétude face au manque de financement humanitaire

Latrache_geneve
mar 13/10/2026 - 23:43


L'Algérie exprime son inquiétude face au manque de financement humanitaire

Genève, 13 oct 2026 (SPS) L'Algérie a exprimé mardi son inquiétude face au manque de financement humanitaire qui pénalise les réfugiés dans le monde, déplorant cette forme de "double punition" qui les frappe.

"Le monde a changé et nous sommes extrêmement inquiets de la forte baisse du financement humanitaire, qui impose des charges supplémentaires aux réfugiés, d'une manière qui équivaut à une forme de double punition", a déclaré le représentant permanent de l'Algérie auprès de l'ONU à Genève, M. Idris Latreche, devant le comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Le diplomate algérien a plaidé, dans ce contexte, pour la préservation des engagements de la Convention de 1951, soulignant que l'aide et la protection internationales "ne sont pas des actes de charité". 

"Ce sont des droits fondamentaux auxquels les réfugiés ont pleinement droit, tant que les causes profondes qui les ont forcés à fuir ne sont toujours pas résolues", a-t-il soutenu.

Selon M. Latreche, "cette analyse trouve un écho profond dans la situation actuelle des réfugiés sahraouis". 

Il a estimé que tout regain d'intérêt pour leur sort "ne doit pas occulter le processus politique qui a la responsabilité de s'attaquer aux causes profondes de cette situation", appelant la communauté internationale à "maintenir et renforcer son soutien à ces personnes déplacées de force".

Le représentant permanent de l'Algérie auprès de l'ONU à Genève a mis l'accent, à ce propos, sur la nécessité que toute action à ce sujet soit "guidée par les réalités du terrain et, surtout, par trois vérités incontestables".

"Il ne s'agit pas de réfugiés fuyant des difficultés économiques, des conditions climatiques extrêmes ou des guerres civiles internes. Il s'agit de personnes déplacées d'un territoire non autonome, le Sahara occidental. 

Et il s'agit de personnes dont le droit inaliénable à l'autodétermination demeure au cœur même de leur situation", a-t-il affirmé.

"Dans les camps de réfugiés sahraouis de Tindouf, la volonté des réfugiés a toujours été et demeure le principe directeur", a-t-il indiqué, relevant que ces camps sont "ouverts et transparents, accueillant en permanence plus de cinq entités des Nations unies et plus de vingt ONG internationales, ainsi que des visites régulières de donateurs et d'observateurs internationaux, ainsi que différents mécanismes onusiens". (SPS)
 

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