France : un sénateur interpelle le gouvernement sur la détention de Naâma Asfari et les entraves au droit de visite de son épouse

فرنسا
mer 14/10/2026 - 12:09

Paris, 14 octobre 2026 (SPS) – Le sénateur français Pascal Savoldelli a interpellé le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur la situation du défenseur des droits humains Sahraoui Naâma Asfari, détenu au Maroc depuis novembre 2010, et sur les entraves persistantes opposées à son épouse, Claude Mangin, dans l’exercice de son droit de visite.

Dans sa question adressée au gouvernement, le sénateur a rappelé les préoccupations exprimées par les mécanismes des Nations unies concernant la détention de Naâma Asfari et les conditions dans lesquelles il a été condamné.

Il a notamment souligné que, dans son avis n° 23/2023, adopté le 27 mars 2023, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire avait qualifié sa détention d’arbitraire et appelé à sa libération immédiate, à son indemnisation ainsi qu’à l’ouverture d’une enquête approfondie et indépendante.

Pascal Savoldelli a également rappelé que le Comité des Nations unies contre la torture avait conclu, le 15 novembre 2016, que les aveux retenus contre le prisonnier politique sahraoui avaient été obtenus sous la torture. Le Comité avait également dénoncé des conditions de détention constitutives de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Concernant le droit de visite, le sénateur a indiqué que Claude Mangin était privée de visite auprès de son époux depuis janvier 2019. Le 12 octobre dernier, alors qu’elle s’était rendue au Maroc pour lui rendre visite, les autorités marocaines lui ont de nouveau interdit l’accès au territoire.

Il a également fait état du refus opposé à Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine, qui accompagnait Claude Mangin dans le cadre d’une mission officielle, de visiter Naâma Asfaridans l’établissement pénitentiaire où il est détenu.

Selon le sénateur, ces mesures portent une nouvelle atteinte au droit à la vie familiale de Claude Mangin et empêchent les proches du détenu de s’informer directement de ses conditions de détention et de son état de santé.

Dans sa question, Pascal Savoldelli demande au gouvernement français de préciser les démarches diplomatiques qu’il entend entreprendre auprès des autorités marocaines afin de garantir le droit de visite de Claude Mangin.

Il souhaite également savoir comment la France, en sa qualité de membre du Conseil de sécurité des Nations unies, entend agir pour que les autorités marocaines donnent suite aux décisions et recommandations des mécanismes onusiens appelant à la libération de Naâma Asfari. (SPS)

 

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