New York (Nations unies), 15 oct 2026 (SPS) La quatrième commission de l'Assemblée générale des Nations unies a adopté, jeudi, à une écrasante majorité, une résolution confirmant que le Sahara occidental demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l'ONU et relevant du processus de décolonisation, douchant les espoirs du Maroc, dont les illusions se sont fracassées contre le marbre de la légalité internationale.
La quatrième Commission de l'ONU, chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, a voté, à une majorité écrasante de 152 voix, en faveur de la résolution annuelle sur le Sahara Occidental.
Le Maroc et ses alliés essuient, ainsi, une cinglante défaite.
Résigné, le voisin de l'Ouest qui allait s'absenter du vote a dû se joindre lui aussi à l'écrasante majorité votant en faveur de cette résolution qui réaffirme, encore une fois, que le Sahara occidental demeure un territoire non autonome.
Lâché par ses proches alliés qui ont voté en faveur de la résolution et après avoir constaté le soutien grandissant des Etats membres de l'ONU au Sahara occidental, dont le nombre montait en flèche sur l'écran dans la salle des conférences, le Maroc n'a eu d'autres choix que de voter en faveur de ce texte.
Cette consécration faite par la communauté internationale au droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, vient ainsi contredire tous les calculs, toutes les illusions nées des transactions honteuses, ainsi que toutes les visées de la légalisation extra-juridique du fait accompli colonial.
Il y a lieu d'indiquer que cette session a enregistré le vote sur les résolutions relatives à la décolonisation à l'ordre du jour, y compris le Sahara occidental. Mais l'histoire retiendra désormais que la sentence de droit international est au-dessus de toutes les tentatives de liquidation des causes justes.
La communauté internationale le réitère aujourd'hui, plus que jamais.
Le peuple du Sahara occidental doit exercer librement son droit à l'autodétermination dans le respect total de la doctrine onusienne de décolonisation.
Mardi, l'Algérie avait réaffirmé, devant cette même Commission, son attachement à une solution juste et durable fondée sur le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
Lors du débat général conjoint de la Quatrième Commission, le représentant permanent de l'Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama avait réitéré la position constante de l'Algérie sur la question du Sahara occidental.
Il avait, ainsi, souligné que le Sahara occidental demeure une question de décolonisation inachevée, rappelant que son statut juridique a été consacré par les Nations unies, qui l'ont inscrit sur la liste des territoires non autonomes.
"Les résolutions de l'Assemblée générale ont confirmé ce statut juridique, également conforté par l'avis consultatif de la Cour internationale de Justice (CIJ)", avait-il relevé.
Il avait rappelé, à cet égard, les résolutions 1514 et 1541 de l'Assemblée générale, qui consacrent le principe selon lequel le choix du statut politique d'un territoire doit découler de la libre volonté de son peuple, soulignant que ce principe constitue le fondement de tout véritable processus de décolonisation.
"Aucune partie n'a le droit d'accorder la souveraineté sur le territoire, pas même le Conseil de sécurité des Nations unies", avait-il affirmé, précisant que le seul détenteur de la souveraineté est le peuple sahraoui, qui doit impérativement être consulté sur son avenir.
Devant le Comité exécutif du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), le représentant permanent auprès des Nations unies à Genève, Idris Latreche avait, lui aussi, plaidé en faveur du droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, réfutant les allégations de l'occupant marocain qui a tenté de donner des "leçons" en matière de solutions durables et de se prévaloir d'une "référence morale". (SPS)