Chahid El-Hafedh (Camps de réfugiés sahraouis), 15 oct 2026 (SPS) Une délégation composée de participants à l'Atelier régional du Comité des services de renseignement et de sécurité africains (CISSA), s'est rendue, jeudi, dans les Camps de réfugiés sahraouis, afin de s'enquérir des activités de certaines institutions sahraouies et des associations activant dans les domaines de la protection des droits humains, de la lutte contre les mines, et de la lutte pour le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination.
La délégation a visité le Musée national de la résistance sahraouie, qui immortalise la lutte et le combat du peuple sahraoui contre l'occupation marocaine, où elle a pris connaissance des différentes étapes attestant que l'Etat sahraoui est une réalité établie et irréversible.
La délégation africaine de haut niveau a visité les différentes structures du musée, abritant plusieurs armes récupérées comme butin durant la guerre de libération contre l'occupation marocaine, des mines retirées ainsi que les noms des soldats marocains faits prisonniers lors de la première guerre de libération.
Dans une déclaration à l'APS, le directeur du musée, Mohamed El Atik, a indiqué que la visite de la délégation de haut niveau du CISSA s'inscrivait dans le cadre du "renforcement de la coopération entre la République arabe sahraouie démocratique (RASD), les pays d'Afrique du Nord et l'Union africaine, en vue de lutter contre les réseaux criminels et d'éradiquer les fléaux sociaux qui menacent les peuples africains".
Il a également ajouté que cette coopération revêt "une importance particulière" pour la RASD, compte tenu de l'étendue de ses frontières avec le Maroc, considéré comme l'un des principaux producteurs de drogues.
La délégation a, en outre, visité l'"Association des familles de prisonniers et de disparus sahraouis (AFAPREDESA) et a longuement écouté un exposé présenté par les responsables de l'association sur les violations des droits de l'homme commises par l'occupation marocaine".
Le président de l'association, Abdeslam Omar, a salué la visite de la délégation africaine, estimant qu'elle "lui permet de prendre connaissance de la réalité vécue par le peuple sahraoui sous l'occupation" marocaine et exprimant l'espoir qu'elle "contribue à renforcer la solidarité africaine avec la cause sahraouie, à mettre fin à l'occupation et à permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance".
La délégation s'est également rendue au Bureau sahraoui de coordination de l'action contre les mines (SMACO), où elle a reçu un briefing sur les mines qui continuent de menacer la vie des Sahraouis, ainsi que sur leurs répercussions sur la société sahraouie et l'environnement.
De plus, une vidéo a été projetée contenant les témoignages de plusieurs victimes de ces mines et les efforts de l'Etat sahraoui dans le domaine de la lutte contre ce tueur silencieux
Le directeur du Bureau, Taleb Haidar, a souligné l'importance de la visite de la délégation du CISSA, mettant en évidence les dangers des mines et les défis liés à leur déminage dans les zones libérées.
En marge de cette visite, la délégation a également rencontré la wali d'Aousserd, Khira Boulahi, ainsi que des dirigeants du secrétariat national politique du Front Polisario, lors d'un déjeuner.
Au terme de cette visite, qui dure une journée, une soirée culturelle sera organisée afin de faire découvrir le patrimoine et les arts traditionnels du peuple sahraoui. (SPS)
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