Londres (Royaume-Uni), 02 oct 2026 (SPS) Amnesty International a révélé dans un nouveau rapport intitulé «Nous commençons par le verdict : au cœur de la machine de surveillance marocaine».
Un système d'espionnage et de surveillance numérique à grande échelle utilisé par les autorités d'occupation marocaines contre les journalistes et les défenseurs des droits de l'homme, notamment les militants sahraouis.
L'enquête s'appuie sur le témoignage d'un ancien membre des services de renseignement marocains (pseudonyme : Safir), sur des analyses numériques et sur des documents techniques.
Elle met en lumière le rôle central joué par la Direction générale de surveillance territoriale (DGST) et «Maroc Telecom» dans l'exploitation de logiciels espions sophistiqués, notamment «Pegasus», «Hacking Team» et «FinFisher», ainsi que de dispositifs de géolocalisation et d'écoute téléphonique.
Amnesty International a souligné que la surveillance n'est pas seulement utilisée pour collecter des données, mais qu'elle sert d'outil systématique pour fabriquer des accusations, procéder à des arrestations et orchestrer des campagnes de diffamation par le biais de médias pro gouvernementaux, en publiant des photos et des correspondances privées pour faire taire les défenseurs des droits humains et criminaliser leur activisme pacifique au Sahara occidental.
Amnesty International a appelé à la libération immédiate des personnes détenues, à une enquête indépendante sur les violations commises par les services de renseignement marocains et à un moratoire mondial urgent sur la vente et le transfert de technologies de surveillance au Maroc jusqu'à ce que des garanties en matière de droits humains soient mises en place. (SPS)