France : le MRAP alerte sur la situation des prisonniers Sahraouis en grève de la faim.

بقش
jeu 01/10/2026 - 16:48

PARIS, 30 septembre 2026 (SPS) – Le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) a appelé mercredi la France à agir en faveur du respect du droit international humanitaire au Sahara occidental et des décisions des mécanismes des Nations unies en matière de droits humains, tout en exprimant sa vive inquiétude quant à la situation de neuf prisonniers politiques sahraouis en grève de la faim dans les prisons marocaines.

Dans un communiqué publié à Paris, le MRAP indique que les neuf prisonniers du groupe de Gdeim Izik – Naâma Asfari, Mohamed Bani, Sidi El Bachir Boutengiza, Ahmed Sebaï, Hassan Eddah, Abdallah Abhah, El Hossein Zaoui, Mohamed Lamine Haddi et El Bachir Khada – ont entamé, depuis le 23 septembre, une nouvelle grève de la faim illimitée.

Selon le mouvement, cette action vise à protester contre leurs conditions de détention et à revendiquer « le libre exercice du droit à l’autodétermination du peuple Sahraoui ».

Le MRAP rappelle que le Sahara Occidental demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations unies et souligne que la résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux demeure applicable au territoire.

Il rappelle également que le Conseil de sécurité a créé en 1991 la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), dont le mandat initial prévoyait l’organisation d’un référendum d’autodétermination.

Le mouvement déplore que, 34 ans après la création de la MINURSO, ce référendum n’ait toujours pas été organisé. Il met notamment en cause les « manœuvres dilatoires » du Maroc et exprime son inquiétude à l’approche du renouvellement du mandat de la Mission, évoquant une volonté de l’administration américaine de modifier son mandat en retirant la référence à l’organisation du référendum.

Concernant la situation des détenus Sahraouis, le MRAP considère que le Maroc doit être regardé comme une « puissance occupante » au Sahara Occidental et estime que les prisonniers politiques Sahraouis doivent, à ce titre, être considérés comme des personnes protégées au sens de la IVe Convention de Genève.

Le mouvement dénonce également le refus des autorités marocaines d’autoriser le Comité international de la Croix-Rouge à rendre visite à ces prisonniers, ainsi que l’absence de visites du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme au Sahara Occidental depuis 2015.

Le MRAP affirme en outre que plusieurs mécanismes onusiens des droits humains ont fait état de violations commises au Sahara occidental, notamment la torture, et appelé à la libération des prisonniers concernés.

En conclusion, le mouvement appelle le président français et le gouvernement français à  « tout mettre en œuvre » pour que le Maroc respecte le droit international humanitaire au Sahara Occidental et se conforme à ses engagements en matière de droits humains ainsi qu’aux décisions des mécanismes des Nations unies. (SPS)

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