France : la Coordination des associations sahraouies tire la sonnette d’alarme sur la grève de la faim de neuf prisonniers politiques sahraouis

La campaña italiana "ORA LIBERI" alerta sobre el deterioro de las condiciones de detención de los presos políticos de Gdeim Izik
ven 02/10/2026 - 16:20

Paris (France) 2 octobre 2026 (SPS) – La Coordination des associations Sahraouies – Centre-Ouest France a exprimé, jeudi, sa « vive inquiétude » concernant la situation de neuf prisonniers politiques Sahraouis du groupe de Gdeim Izik, qui observent depuis le 23 septembre une grève de la faim illimitée dans plusieurs prisons marocaines, selon un communiqué de la coordination.

Dans ce communiqué, la coordination affirme que les neuf détenus sont incarcérés dans les établissements pénitentiaires de Kénitra, Tiflet et Aït Melloul et réclament notamment l’application des décisions rendues par les mécanismes des Nations unies concernant leur situation.

La coordination rappelle que les prisonniers du groupe de Gdeim Izik ont été arrêtés à la suite du démantèlement, en novembre 2010, du camp de protestation installé près de la ville de l’Aaun, dans les territoires Sahraouis occupés. Elle indique que 19 prisonniers sont détenus depuis près de seize ans.

Selon le communiqué, le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a considéré leur détention comme arbitraire et demandé leur libération. La coordination fait également référence à des décisions du Comité des Nations unies contre la torture concernant ces détenus.

Les grévistes demandent notamment, selon la même source, l’application des décisions des mécanismes onusiens, leur transfert vers des établissements pénitentiaires plus proches de leurs familles au Sahara Occidental, ainsi que la fin de l’isolement cellulaire, des restrictions d’accès aux soins et des mauvais traitements qui leur sont infligés.

La coordination fait également état de mesures de représailles depuis le début de la grève de la faim. Elle affirme que les communications téléphoniques de plusieurs détenus ont été interrompues, que certains prisonniers ont été transférés et que des restrictions concernant l’accès à l’eau ont été signalées.

Elle indique en outre que des membres des familles de prisonniers, ayant parcouru quelque 1.200 kilomètres depuis le Sahara Occidental jusqu’à la prison de Kénitra, se seraient vu refuser une visite le 28 septembre, sans obtenir d’informations sur l’état de santé de leurs proches.

La Coordination des associations Sahraouies-– Centre-Ouest France estime que l’état de santé des grévistes est particulièrement préoccupant, en raison notamment de leurs années de détention, de leur état de santé et des grèves de la faim précédemment observées.

À l’approche de la session d’automne du Conseil des droits de l’homme et de l’expiration, le 31 octobre, du mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), la coordination appelle les autorités marocaines à garantir la vie, la santé et la dignité des grévistes, ainsi qu’à rétablir leurs communications et les visites familiales.

Elle appelle également la France, les Etats concernés et les institutions des Nations unies à intervenir auprès du Maroc et demande au Conseil de sécurité d'élargir le mandat de la MINURSO afin d’y inclure un mécanisme de surveillance des droits humains.

La coordination réitère enfin son appel à la libération de l’ensemble des prisonniers politiques sahraouis du groupe de Gdeim Izik et appelle la presse, les élus et la société civile française à se mobiliser en faveur des détenus Sahraouis. (SPS)

090/500/60  (SPS)

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