La question du Sahara occidental au centre d'une conférence académique à l'université de Melbourne

استراليا
ven 18/09/2026 - 22:59

Melbourne (Australie), 18 sept 2026 (SPS) Le représentant du Front POLISARIO en Australie, Mohamed Fadel Kamal, a pris part jeudi à une conférence universitaire de haut niveau organisée par la Melbourne Law School, consacrée à l’analyse et à l’évaluation de l'efficacité du droit international contemporain des droits de l'homme.   

Placée sous le thème: «Avons-nous failli au droit des droits de l'homme ?», la rencontre a réuni un large panel d'universitaires, de juristes et d'experts internationaux venus débattre des défis majeurs auxquels sont confrontés le système mondial de protection des droits humains et les institutions internationales face aux crises et conflits mondiaux.   

Lors de son intervention, le diplomate sahraoui a présenté la question du Sahara occidental comme une illustration poignante du décalage persistant entre la reconnaissance juridique des droits fondamentaux à l'échelle internationale et leur mise en application effective sur le terrain.   

M. Kamal a souligné que l'enjeu au Sahara occidental ne réside pas dans un manque de normes juridiques, mais dans l'absence de volonté politique indispensable à leur exécution. Rappelant que le territoire demeure inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations Unies sous l'égide du comité de décolonisation, il a dénoncé l'absence de mécanismes internationaux effectifs permettant d'assurer le contrôle des violations des droits humains et d'offrir réparation aux victimes.   

«Un droit dépourvu de moyens d'application et de protection concrets, risque d'être réduit à une simple théorie», a averti le représentant sahraoui.

Il a mis en exergue les lourdes conséquences humanitaires générées par plus de cinq décennies de conflit, citant notamment la division des familles, l'existence prolongée de camps de réfugiés et les entraves répétées imposées aux Sahraouis militant pour leur autodétermination.   

Répondant à la problématique centrale du colloque, le diplomate a précisé que l'échec ne provient pas des principes fondateurs du droit international, mais de son application sélective motivée par des intérêts politiques et stratégiques de certains États, ce qui érode la confiance des peuples dans l'ordre international.   

M. Kamal a conclu son propos en appelant à dépasser le stade des déclarations formelles et des élans de solidarité pour engager des actions concrètes assorties de mécanismes de responsabilité. 

La résolution de cette crise ne réside pas dans le renoncement aux principes du droit international, mais dans l'exigence de leur application rigoureuse et cohérente pour garantir l'exercice effectif du droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination. (SPS)  

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