Sahara occidental: l'Afrique du Sud plaide à Genève pour le respect des droits du peuple sahraoui

جنيف
mer 09/09/2026 - 22:55

 

Geneve, 09 sept 2026 (SPS) Lors d’un événement organisé en marge de la 63e session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, l’Afrique du Sud a réaffirmé avec force son soutien indéfectible au peuple sahraoui. 

Intervenant au nom de son pays, l’ambassadeur Zaheer Laher a appelé la communauté internationale à intensifier ses efforts pour protéger les droits humains au Sahara occidental occupé, mettre un terme à l’impunité des auteurs de exactions et garantir l’exercice effectif du droit inaliénable à l’autodétermination.

Le diplomate sud-africain a exprimé sa vive préoccupation face aux violations répétées constatées sur le territoire, citant notamment les détentions arbitraires, le recours à la torture et les déni de garanties à un procès équitable aux défenseurs des droits humains, journalistes,  avocats ainsi que les jeunes militants sahraouis.

Il a salué à cette occasion la mémoire et le combat des étudiants, faisant une similitude  entre la lutte des Sahraouis et le soulèvement historique de Soweto en 1976 sous le régime d’apartheid, soulignant le devoir moral de son pays à dénoncer la criminalisation des revendications fondamentales des peuples.

Dénonçant une posture de «deux poids, deux mesures» au sein des instances internationales, l’ambassadeur Laher a vivement critiqué l'inaction du Conseil des droits de l'homme et l'absence d’un mandat des droits de l’homme au sein de la MINURSO. 

Il a rappelé que cette exception politique entretient un climat d'impunité et que les atteintes aux droits humains ne sont que le symptôme direct de l'occupation continue et du déni du droit à l’autodétermination.

Enfin, l’Afrique du Sud a enjoint le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme à déployer tous les moyens nécessaires pour accéder au territoire ou, à défaut, publier un rapport documenté sur la situation sur place.

L'ambassadeur a réitéré que le droit à l'autodétermination est inscrit dans le droit international et ne peut être altéré par des solutions imposées, appelant à l'organisation d'un référendum libre pour permettre au peuple sahraoui de décider de son propre avenir. (SPS)

Partager