L'observatoire sahraoui publie un rapport inédit sur "l'empreinte environnementale du pillage" des ressources naturelles du Sahara occidental

Confsonrep26
sam 19/09/2026 - 21:57


 
L'Observatoire sahraoui publie un rapport inédit sur «l'empreinte environnementale du pillage» des ressources naturelles


Chahid El-Hafedh, 19 sept 2026 (SPS) L'Observatoire sahraoui des ressources naturelles et de la protection de l'environnement a présenté, lors d'une conférence tenue samedi au siège du ministère des Affaires étrangères, un rapport novateur intitulé «Empreinte du pillage : le coût environnemental de l’exploitation des ressources naturelles au Sahara occidental».

Présenté par la présidente de l’Observatoire, Mme Yaqouta Al-Mokhtar, devant un parterre de chercheurs, d'experts, de représentants d'organisations internationales et de la société civile, ce document introduit une grille d'analyse inédite pour l'évaluation des impacts environnementaux dans le territoire.

Une approche globale des chaînes d'exploitation

Rompant avec les études traditionnelles axées uniquement sur la valeur financière et les entités exploitantes, le rapport analyse l'empreinte écologique globale générée par l'ensemble des processus : de l'extraction au transport, en passant par la transformation, le stockage, l'exportation maritime, jusqu'aux infrastructures d'appui et aux marchés destinataires.

Mme Yaqouta Al-Mokhtar a souligné l'urgence de cette démarche dans un territoire écologiquement fragile, caractérisé par la rareté de l'eau et un renouvellement très lent des ressources.

L'analyse couvre l'ensemble des secteurs d'activité :

Mines et matériaux : Extraction du phosphate et du sable.

Ressources marines et hydrauliques : Pêche, exploitation des nappes phréatiques et dessalement de l'eau.

Secteurs émergents : Agriculture, projets industriels et énergies renouvelables.

Statut juridique, gouvernance et opacité des données

Le rapport réaffirme l'indissociabilité des questions environnementales du statut juridique du Sahara occidental, inscrit sur la liste des territoires non autonomes des Nations Unies depuis 1963.

Mme Al-Mokhtar a insisté sur l'impact cumulatif de ces activités et a dénoncé l'absence de transparence et de données scientifiques indépendantes, obstacle majeur à la mesure rigoureuse des dommages et à l'établissement des responsabilités à long terme. 

Qualifiant cette publication de «point de départ pour la recherche», l'Observatoire entend poser les bases de futurs travaux d'évaluation et de protection des écosystèmes sahraouis. (SPS)

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