Le Front Polisario dénonce l'utilisation des énergies renouvelables pour blanchir l'occupation du Sahara occidental

AmbMozambique26
mar 08/09/2026 - 21:28

 

Genève,  06 sept 2026 (SPS) L'Ambassadeur Ubbi Bouchraya Bachir, Conseiller spécial du Président de la République aux  ressources naturelles et question s juridiques, a fermement condamné l'instrumentalisation des projets écologiques dans les territoires sahraouis occupés du Sahara occidental. 

Il a rappelé que le développement de parcs éoliens et solaires ne saurait altérer le statut juridique du territoire non autonome du Sahara occidental, soulignant qu'«une éolienne, ni des panneaux solaires ne pourront permettre  une occupation durable, ni légitimer  l'exploitation des ressources d'un territoire».

Le diplomate sahraoui a articulé son argumentation autour  du droit international,  notamment l'avis consultatif de la CIJ de 1975, les résolutions 1514 et 1803 de l'Assemblée générale de l'ONU, ainsi que l'avis du Conseiller juridique des Nations Unies de 2002. 

 Le diplomate sahraoui a également cité l'arrêt historique rendu par  la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) le 4 octobre 2024, qui réaffirme que le consentement explicite du peuple du Sahara occidental demeure une condition pour la validité de tout accord économique ou projet d'investissement sur le territoire.

Il a également mis en garde la communauté internationale contre la stratégie marocaine visant à transformer le Sahara occidental en «laboratoire de l'énergie verte», afin de bâtir une architecture économique destinée à consolider un fait accompli colonial.

Tout en réaffirmant le soutien du Front Polisario à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique, il a insisté sur le fait que la justice climatique ne peut être dissociée du droit inaliénable à l'autodétermination.

Une transition qui réduit les émissions de carbone tout en accentuant la dépossession d'un peuple colonisé,  constitue, selon le diplomate sahraoui, un simple «écoblanchiment de l'occupation».

Le responsable sahraoui a enfin, lancé un appel pressant aux entreprises, investisseurs et institutions financières internationales à  respecter le statut du territoire et s'abstenir de soutenir des projets sans le consentement préalable du peuple sahraoui. (SPS)

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