La ville d'Ivry sur Seine appelle Paris à intervenir pour la libération de Naama Asfari et le groupe de Gdeim Izik

naama asfari
ven 12/06/2026 - 21:43

Ivry-sur-Seine (France), 12 juin 2026 (SPS) Le maire d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, a appelé jeudi les autorités françaises à intervenir pour garantir les droits de Naama Asfari, prisonnier politique sahraoui et citoyen d’honneur de la ville, qui entame une grève de la faim illimitée depuis le 8 juin sous le thème ; «combat pour la dignité».

Le communiqué d'Ivry sur Seine fait suite à la protestation d'Asfari et le manque de mise en œuvre des recommandations des Nations Unies dans le cas du groupe Gdeim Izik, dont il est membre.

Le 8 novembre 2010, les forces de sécurité marocaines ont démantelé le camp de Gdeim Izik, installé un mois auparavant près d'El Aaiún pour protester contre les conditions sociales et économiques.

À la suite de cet assaut survenu à l'aube, 25 militants sahraouis ont été inculpés par un tribunal militaire.

En 2013, un tribunal militaire a condamné les 25 militants à des peines de prison allant de 20 ans à la perpétuité.

Human Rights Watch et Amnesty International affirment que 19 militants «croupissent en prison des années après avoir été condamnés par les tribunaux marocains à l'issue de procès inéquitables », leurs peines étant fondées «en grande partie sur des aveux viciés» qui auraient été obtenus sous la torture

Dans le cas de Naama Asfari, condamné à 30 ans de prison et incarcéré à Kénitra, le Comité des Nations Unies contre la torture a condamné le Maroc pour les actes de torture infligés à Asfari.

À l'issue de leur procès en 2017, les autorités ont réparti les 19 détenus dans six prisons à travers le Maroc, la plupart situées à plus de 1 000 kilomètres d'El Aaiún.

Depuis, ils ont entamé des grèves de la faim pour protester contre le refus de soins médicaux, de visites familiales et leur isolement, et pour exiger leur transfert vers des établissements plus proches de leurs familles. (SPS)

Partager