Nations unies (New York), 30 oct 2026 (SPS) Le Secrétariat de l’Organisation des Nations Unies a autorisé, vendredi, la réouverture de l’exposition photographique «50 ans, 50 visages : l’exil sahraoui – une vie de résilience», prolongeant sa présentation jusqu’au 4 novembre 2026.
Cette décision intervient au terme d’un bras de fer diplomatique provoqué par de vaines tentatives d’obstruction de la part de la diplomatie marocaine.
Inaugurée officiellement le 27 octobre dernier — en simultané avec les délibérations du Conseil de sécurité de l’ONU sur le Sahara occidental —, cette manifestation culturelle et mémorielle est organisée par le bureau new-yorkais d’Oxfam, en étroite collaboration avec les missions permanentes de l’Algérie, du Belize, de la Namibie, de l’Afrique du Sud, du Timor-Leste et de l’Ouganda. Un point d’orgue de cet évènement a été marqué, le 28 octobre, par une table ronde de haut niveau intitulée «Autodétermination, responsabilité humanitaire et avenir du peuple du Sahara occidental», réunissant diplomates, acteurs humanitaires et militants de la société civile.
Cependant, cédant un temps aux pressions et aux requêtes formulées par la mission marocaine, l’administration du siège de l’ONU avait procédé, le 29 octobre, au démantèlement temporaire de l’exposition.
Une mesure d’exception qui a immédiatement rencontré une levée de boucliers et une ferme réprobation de la part des missions diplomatiques parrainantes.
Celles-ci ont opposé un refus catégorique à toute tentative d’imposition de diktats ou d’entrave à la liberté d’expression au sein même de l’enceinte onusienne.
Face à cette mobilisation diplomatique intransigeante en faveur de la légitimité internationale et des droits fondamentaux du peuple sahraoui, le Secrétariat de l’ONU a opéré un revirement en ordonnant la réouverture immédiate de l’exposition et la prolongation de son calendrier initial.
Loin d’atteindre son objectif d’étouffement, la manœuvre de censure marocaine s’est retournée contre ses instigateurs, conférant à l’événement une visibilité médiatique accrue et attirant un nombre record de diplomates, de journalistes et d’observateurs désireux de découvrir les cinquante clichés réalisés par le photographe sahraoui Adad Ammi.
À travers ces œuvres, combinant art visuel, récits de vie et documents d’archives, l’exposition met en lumière un demi-siècle de résilience, de souffrances et d’aspirations légitimes du peuple sahraoui face aux réalités de l’exil. (SPS)