Paris, 13 octobre 2026 (SPS) – La militante française Claude Mangin-Asfari, épouse du prisonnier politique Sahraoui Naâma Asfari, a été accueillie chaleureusement lundi soir à l’aéroport de Paris-Orly par une importante délégation composée d’élus municipaux français, de membres de l’Association française des amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique (AARASD), de représentants de la diaspora Sahraouie à Paris et dans sa région, ainsi que du représentant du Front Polisario en France.
Arborant des drapeaux de la République Arabe Sahraouie Démocratique (RASD), des portraits de prisonniers politiques Sahraouis et des banderoles de solidarité, les personnes présentes ont scandé des slogans réclamant la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis et exigeant le respect du droit international et du droit international humanitaire.
Cet accueil solidaire intervient après que Claude Mangin-Asfari s’est vu interdire, lundi, l’entrée sur le territoire marocain, où elle s’était rendue pour rendre visite à son époux, détenu à la prison locale de Loudaya, près de Marrakech. Le maire d’Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, et la conseillère municipale Claire Delmotte, qui l’accompagnaient dans le cadre d’une mission officielle, se sont également vu refuser l’accès à l’établissement pénitentiaire.
Privée de visite auprès de son époux depuis janvier 2019, Claude Mangin-Asfari poursuit ses démarches pour pouvoir le retrouver et s’enquérir de ses conditions de détention. Son cas suscite une mobilisation de nombreux élus locaux et de militants solidaires, qui appellent au respect du droit à la vie familiale et des droits fondamentaux des prisonniers politiques sahraouis.
Le prisonnier politique Sahraoui Naâma Asfari, défenseur des droits humains et détenu dans le cadre de l’affaire du groupe de Gdeim Izik, a notamment mené plusieurs grèves de la faim pour réclamer l’application des décisions et recommandations des mécanismes des Nations unies en matière de protection des droits humains.

À travers cet accueil à Orly, les participants ont réaffirmé leur solidarité avec Claude Mangin-Asfari, Naâma Asfari et l’ensemble des prisonniers politiques Sahraouis, tout en renouvelant leur appel à la libération de ces derniers et au respect des engagements internationaux en matière de droits humains.
(SPS)