Genève (Suisse), 25 sept 2026 (SPS) La militante sahraouie des droits de l’homme, Ghalia Dajimi a appelé à la mise en place de mécanismes indépendants capables de promouvoir et protéger les droits de l’homme au Sahara occidental, en attente d'un règlement définitif du conflit.
Lors d'une intervention devant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies à Genève, Ghalia Djimi s'est préoccupée par les violations systématiques et continues des droits de l'homme des Sahraouis de la part des autorités d'occupation marocaines, notamment les droits fondamentaux du peuple sahraoui, à leur tête, le droit à l'autodétermination.
Ghalia Dajimi a également exprimé son inquiétude face à la persistance des cas de disparition forcée et à leurs conséquences, en raison de la torture, des représailles, procès inéquitables et aux peines injustifiées de longue durée visant les militants sahraouis et les défenseurs des droits de l'homme dans les territoires occupés.
Le militant sahraoui a condamné les restrictions imposées à la liberté d'expression et de réunion, les qualifiant de manifestement discriminatoires envers les Sahraouis qui s'expriment pour l'autorisation du peuple sahraoui.
Elle a cité comme exemple, «le 20 de ce mois, les deux militantes de la ville occupée de Boujdour, Zainab Babi et Hajina Babi, ont été victimes de mauvais traitements excessifs à la suite d'une manifestation pacifique, suivie d'un assaut en pleine nuit contre le domicile de l'une d'elles. »
Réagissant à ces actes, Ghalia Dajimi a réaffirmé qu'il incombe au système international des droits de l'homme d'assurer la protection des droits humains du peuple sahraoui et de traduire les auteurs devant la justice. (SPS)