Chahid El-Hafedh, 17 sept 2026 (SPS) Le ministère des Affaires étrangères et des Affaires africaines de la République arabe sahraouie démocratique (RASD) a réaffirmé, ce jeudi, le "droit souverain", inaliénable et imprescriptible du peuple sahraoui à défendre son territoire et à exercer son droit légitime à l'autodétermination et à l'indépendance.
Dans un communiqué rendu public jeudi, la diplomatie sahraouie a "fermement" condamné la réunion tenue la veille à New York entre les États-Unis, Israël et le Maroc, qualifiant ces concertations de manœuvre hostiles visant à consolider une occupation illégale en violation manifeste du droit international.
Le gouvernement sahraoui et le Front POLISARIO soulignent que cette rencontre tripartite bafoue directement les résolutions de l'Organisation des Nations Unies ainsi que les arrêts des juridictions régionales et internationales.
Face à la politique marocaine d'annexion par la force et de modification unilatérale des frontières internationalement reconnues, la RASD rappelle son attachement strict à la souveraineté nationale et met en garde contre la persistance des violations graves des droits humains perpétrées par la puissance occupante contre les populations civiles sahraouies.
Face à cette escalade, le Front POLISARIO et le gouvernement sahraoui, lancent un appel urgent à l'ONU et à l'Union Africaine (UA) en leur qualité de parrains et garants de l'accord de cessez-le-feu de 1991.
Ces deux organisations internationales sont sommées d'assumer pleinement leurs responsabilités juridiques et morales, a estimé la même source.
Le communiqué exige l'adoption immédiate de mesures pour contrer cette approche expansionniste et agressive qui menace directement la légalité internationale et la stabilité de toute la région.
S'exprimant sur la portée stratégique de cette alliance tripartite, le ministère des Affaires étrangères a qualifié cette «diplomatie d'accords illégitimes», de phénomène transitoire, qui ne peut altérer la réalité historique ou modifier les normes fondamentales du droit international.
Ces coalitions hostiles, loin de favoriser une solution juste du conflit ou d'apporter le développement, elles alimentent dangereusement les tensions, attisent la guerre et risquent de plonger l'ensemble de la région dans l'incertitude, a averti le communiqué. (SPS)