La famille de Naama rejette le contenu du communiqué de la "Délégation générale de l'administration pénitentiaire" marocaine sur son état de santé

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ven 24/07/2026 - 11:55

Chahid El-Hafedh, 24 jul 2026 (SPS) La famille du prisonnier politique et militant des droits humains, Naama Asfari a rejeté le contenu du communiqué rendu public jeudi par la "Délégation générale marocaine à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion".

En réaction à ce communiqué du 23 juillet 2026, la famille de Naama a rejeté le contenu du communiqué publié ce jeudi 23 juillet 2026 par la "Délégation générale marocaine à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion", estimant qu"’il ne reflète ni la réalité de son état de santé ni sa situation en matière de droits humains".

Cette déclaration intervient alors que Naâma Asfari est en sa septième semaine de grève de la faim illimitée, pour protester contre la privation de ses droits fondamentaux, malgré les décisions rendues par le Comité contre la torture (CAT/C/69/D/606/2014) et le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire (WGAD/2023/23).

L’interdiction faite à Naâma Asfari d’utiliser le téléphone depuis le 13 juillet 2026, confirme la poursuite de son isolement de sa famille et de ses avocats, a estimé sa famille, soulignant que cette mesure s’inscrit dans une série de représailles visant également son épouse, Claude Mangin-Asfari, privée de son droit de visite depuis le 14 janvier 2019, ainsi que ses codétenus dans les prisons marocaines de Kénitra et Tiflet.

La famille a condamné le transfert de Naama vers un hôpital en dehors de l’établissement pénitentiaire le 15 juillet 2026, sans en avoir été informée, tout comme sa défense, ainsi que le maintien en secret de son état de santé.

Elle a réitéré son appel aux autorités marocaines, afin qu’elles mettent immédiatement en œuvre les décisions des mécanismes des Nations Unies, répondent à ses revendications légitimes et mettent fin à toutes les mesures de représailles à son encontre.

Elle a également exprimé sa solidarité avec les prisonniers politiques sahraouis Mohamed Lamine Haddi, Hassan Dah, Ahmed Sbaï et Mohamed Bani et l’ensemble des détenus du groupe de Gdeim Izik, appelant au respect de leurs droits et à la fin des représailles à leur encontre.

La famille a tenu les autorités marocaines pleinement responsables de la sécurité et de l’intégrité physique de Naâma Asfari et a appelé l'ONU et les organisations internationales de défense des droits humains, à intervenir d’urgence afin d’assurer sa protection, de garantir à sa famille et à ses avocats l’accès aux informations concernant son état de santé. (SPS)

 

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