Naama Asfari en état "critique": appel à sauver sa vie

El Ministerio de Asuntos de las Zonas Ocupadas y la Diáspora exige la liberación l de Naama Asfari
sam 18/07/2026 - 22:56

Bir Lehlu (République sahraouie), 18 jul 2026 (SPS) Le ministère des  Territoires occupés et de la Diaspora a averti samedi contre l’état de santé "critique" et potentiellement mortel du prisonnier politique sahraoui et militant des droits humains, Naama Asfari,  en grève de la faim illimitée depuis 41 jours.

Dans un communiqué, le ministère a déclaré que l'état de santé de Naama Asfari était entré dans une phase critique, notant qu'il avait perdu environ 10 kilogrammes depuis le début de sa grève de la faim le 8 juin dernier.

Selon des sources judiciaires proches de sa famille, le prisonnier sahraoui a cessé de coopérer avec l'administration pénitentiaire pour protester contre la dissimulation de son état de santé critique et l'indifférence manifestée à l'égard de ses revendications légitimes, concernant la mise en œuvre du droit international humanitaire et des normes relatives aux droits de l'homme.

Les mêmes sources ont rapporté que les autorités marocaines avaient empêché Asfari de communiquer avec son épouse, Mme Claude Mangin, et les autres membres de sa famille dans les territoires occupés.

Toutes les communications ont été réduites à trois ou quatre minutes,  avant d'être totalement interdites à compter du 13 juillet courant, selon la même source.

Le ministère a rappelé que Naama Asfari avait entamé sa grève de la faim illimitée après trois grèves préventives de la faim  menées en mai, pour protester contre le refus persistant de mettre en œuvre les décisions rendues par les mécanismes des Nations Unies.

Il a été indiqué que ses demandes étaient directement liées à la décision du Comité des Nations Unies contre la torture et à l'avis du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, qui appellent à la libération immédiate des prisonniers du groupe Gdeim Izik, à leur indemnisation et à la poursuite des responsables des violations commises à leur encontre.

Le ministère a souligné que ces décisions sont contraignantes pour les autorités d'occupation marocaines, qui jusqu'à présent n'ont ni appliqué ces décisions ni répondu aux appels répétés des mécanismes de l'ONU et des organisations internationales de défense des droits de l'homme.

Naama Asfari avait été enlevée le 7 novembre 2010, à la veille du démantèlement du camp pacifique de Gdeim Izik, et condamnée à 30 ans de prison à la suite d'un procès militaire entaché de graves irrégularités.

Le ministère a fermement condamné l'interdiction imposée par les autorités marocaines à Mme Claude Mangin de rendre visite à son mari et a appelé la communauté internationale à faire pression sur les autorités d'occupation marocaines, afin d'obtenir la libération immédiate et inconditionnelle de Naama Asfari et de tous les prisonniers civils sahraouis.

Il a également demandé une expertise médicale indépendante et transparente sur l'état de santé d'Asfari, la fourniture de soins médicaux immédiats, une communication régulière et sans restriction avec sa famille, son épouse et son avocat, ainsi que le transfert des prisonniers sahraouis dans des prisons proches de leurs familles au Sahara occidental en attendant leur libération.

Le ministère a également exhorté les autorités marocaines à autoriser le Comité international de la Croix-Rouge et le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture à rendre visite aux prisonniers sahraouis.

Enfin, elle a salué la solidarité internationale avec Naama Asfari et ses compagnons, exhortant toutes les forces éprises de paix et de justice, à élargir l'élan de solidarité, afin de faire pression sur le Maroc pour qu'il se conforme à la légalité internationale et garantisse la libération des prisonniers sahraouis. (SPS)

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