Paris, 12 juillet 2026 (SPS) – Le député français Jean-Paul Lecoq a appelé le Premier ministre français, Sébastien Lecornu, à intervenir auprès des autorités marocaines en faveur des prisonniers politiques sahraouis à l'occasion de sa visite officielle au Maroc prévue les 15 et 16 juillet.
Dans une lettre datée du 10 juillet, le parlementaire de Seine-Maritime rappelle que cette première visite officielle à l'étranger du chef du gouvernement français constitue, selon lui, une occasion de promouvoir le respect des droits de l'Homme, des libertés fondamentales et du droit international.
Jean-Paul Lecoq souligne que le Maroc détient des prisonniers politiques, notamment des militants sahraouis favorables au droit à l'autodétermination. Il évoque en particulier le cas des détenus du groupe de Gdeim Izik, rappelant que plusieurs d'entre eux ont fait l'objet de décisions du Comité des Nations Unies contre la torture concernant des aveux obtenus sous la torture.
Le député attire également l'attention sur la situation de Naâma Asfari, membre du groupe Gdeim Izik, en grève de la faim depuis le 8 juin, afin d'obtenir l'application de l'avis n°23/2023 du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire. Cet avis appelle à la libération des prisonniers sahraouis du groupe Gdeim Izik, détenus depuis 2010, et recommande, dans l'attente de leur libération, leur transfert vers la prison d'El Aïoun afin de les rapprocher de leurs familles et de faciliter les visites.
Dans sa lettre, Jean-Paul Lecoq demande au Premier ministre français de plaider, lors de son déplacement au Maroc, en faveur de la mise en œuvre des recommandations formulées par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire.
Le parlementaire rappelle par ailleurs son opposition à la reconnaissance par la France de la prétendue "souveraineté" marocaine sur le Sahara occidental annoncée en 2024, estimant que cette position est incompatible avec le droit international.