Les pratiques du Maroc dans les territoires occupés ne font qu'accentuer les impacts du changement climatique (Président de la République)

براهيم غالي
mar 05/09/2023 - 22:17

Nairobi, 05 sept 2023 (SPS) Le président de la République, Secrétaire général du Front Polisario, Brahim Ghali a mis en relief, mardi devant les participants aux travaux du Sommet africain sur le climat, tenu dans la capitale kenyane (Nairobi), les contributions de son pays à la préservation de l'environnement, tout en soulignant que les pratiques de l'occupant marocain dans les territoires sahraouis occupés, menées en violation du droit international, ne font qu'accentuer les impacts du changement climatique.

Dans une allocution prononcée à ce Sommet, le Président Ghali a évoqué la politique de la République sahraouie sur l'économie verte et l'approche adoptée dans la lutte contre les changements climatiques, relevant que son pays "qui fait face aux défis inhérents au changement climatique, mène en même temps une lutte acharnée pour mettre fin à la colonisation de ses territoires".

Pour le Chef de l’Etat, "les pratiques de l'occupant marocain dans les territoires occupés de la République sahraouie, menées en violation du droit international, ne font qu'accentuer les impacts du changement climatique, à savoir la colonisation, l'industrialisation et le développement des mécanismes de pillage dans le domaine de la pêche et d'épuisement des ressources hydriques et agricoles aux fins d'exportation.

Le mur de la honte édifié par l'armée d'occupation marocaine qui divise le Sahara occidental en deux parties, prive les territoires libérés de la République sahraouie de ses eaux," ce qui constitue une dégradation environnementale dangereuse qui accroit les effets de la sécheresse dont pâtit la région, en entrainant de profonds changements sur la surface de la terre, désormais plus exposée à l'érosion éolienne et à la stagnation des eaux", a affirmé le Président Ghali.

Concernant les zones jouxtant le mur minées par l'occupant, elles sont inhabitables et leur productivité économique est limitée.

Tous ces défis "requièrent la prise de mesures sur le terrain pour faire face au statu quo prévalant", a poursuivi M. Ghali qui a mis en avant la contribution de la République sahraouie pour définir des mesures urgentes afin de s'adapter au changement climatique et réduire ses impacts à travers le renforcement du développement de l'énergie renouvelable, pour se substituer à l'énergie fossile.

Il a en outre évoqué les projets-pilotes de raccordement électrique des territoires sahraouis libérés en recourant aux énergies solaire et éolienne, y compris les pompes à eau fonctionnant à l'énergie solaire en vue de préserver les ressources animales et agricoles. Il s'agit également de créer des systèmes d'énergie solaire pour renforcer les structures médicales dans les zones reculées.

M. Ghali a affirmé que l'atermoiement de l'ONU pour parachever le processus de décolonisation au Sahara occidental, dernière colonie en Afrique, "ne peut être un motif pour empêcher la pleine adhésion de la République sahraouie aux efforts internationaux visant à faire face au changement climatique et ses effets destructeurs", qualifiant "d'insensé" le fait de priver son pays des financements afin de faire face à la crise climatique ainsi que du soutien technique à travers les mécanismes de financement du climat relevant des Nations Unies et autres.

Le président de la République a plaidé à cette occasion pour le droit de son pays et son devoir de participer avec l'Afrique et le monde entier à cette bataille pour la survie, en partageant son expérience acquise pendant des décennies de cohabitation, dans des conditions climatiques difficiles, avec les autres peuples et nations. (SPS)

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