Paris, 28 octobre 2026 (SPS) – Le député français et président du groupe d’études sur le Sahara occidental à l’Assemblée nationale française, Jean-Paul Lecoq, a appelé mercredi la France à respecter le droit international et à ne pas soutenir une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU qui écarterait la perspective d’un référendum d’autodétermination au Sahara occidental, à l’approche du vote prévu vendredi sur le mandat de la Mission des Nations unies pour l’organisation d’un Référendum au Sahara Occidental (MINURSO).
Dans un communiqué rendu public mercredi, M. Lecoq a mis en garde contre les pressions diplomatiques visant, selon lui, à aligner la position du Conseil de sécurité sur les orientations marocaines concernant le Sahara Occidental, dénonçant notamment le rôle attribué à Washington dans cette démarche.
Le député français a également critiqué la reconnaissance, par le président français Emmanuel Macron, du plan marocain pour le Sahara occidental à l’été 2024, estimant que cette décision constituait une rupture avec la position historique de la France et allait à l’encontre des résolutions antérieures des Nations unies relatives à ce territoire non autonome.
Rappelant que le droit international consacre le droit du peuple Sahraoui à décider librement de son avenir, M. Lecoq a souligné que la MINURSO avait été créée en 1991 dans la perspective de permettre l’organisation d’un référendum d’autodétermination, qui n’a toujours pas eu lieu, 35 ans après la mise en place de la mission.
Il a, dans ce contexte, dénoncé les efforts visant à écarter cette échéance, réaffirmant que le choix de l’avenir du Sahara Occidental appartient exclusivement au peuple Sahraoui et ne saurait être imposé par le Maroc, les États-Unis ou la France.
« Seul le peuple Sahraoui doit choisir pour son avenir », a-t-il insisté, appelant les responsables politiques français à défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, ainsi que leur droit à leurs ressources.
M. Lecoq a enfin exhorté Paris à ne pas voter en faveur d’un texte qui remettrait en cause la perspective d’un référendum permettant au peuple Sahraoui de choisir librement son avenir, y compris entre l’indépendance et le rattachement au Maroc. (SPS)