Attaf réaffirme les positions historiques de l'Algérie en faveur des causes justes isto

Attaf
ven 09/10/2026 - 08:40

Alger, 09 oct 2026 (SPS) Le ministre algérien d'Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l'étranger et des Affaires africaines, Ahmed Attaf, a réaffirmé, jeudi, les positions historiques de l'Algérie en faveur des causes justes, soulignant qu'il est impossible de bâtir un système international plus juste sans rendre justice aux peuples opprimés et aux peuples aspirant à réaliser leurs espoirs.

Dans une allocution prononcée à l'occasion de la cérémonie de célébration de la Journée nationale de la diplomatie algérienne, coïncidant cette année avec le 81e anniversaire de la création de l'Organisation des Nations unies, Attaf a indiqué que les représentants des Etats du monde, réunis dans le cadre des travaux de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, "se sont retrouvés autour d'une même réalité : le système des relations internationales traverse une crise majeure", ajoutant que "ce qui exprime peut-être le mieux la gravité et la sensibilité de cette situation de crise, c'est ce sentiment mêlant une certaine frustration à une inquiétude croissante et à une part non négligeable d'incertitude quant à ce que l'avenir nous réserve".

"Ce sont des sentiments nourris par les mutations préoccupantes qui entourent notre monde et par les interrogations que ces transformations soulèvent quant à l'avenir du système international et à la capacité de la communauté internationale à demeurer fidèle aux principes qu'elle s'est elle-même fixés", a-t-il poursuivi.

Dans ce contexte, M. Attaf a relevé plusieurs sources d'inquiétude, à commencer par la situation à laquelle est parvenue l'Organisation des Nations unies, face aux tentatives de marginalisation de son rôle et à la multiplication de pratiques et de comportements contraires aux buts et aux principes de sa Charte, le recul dangereux du respect du droit international et le mépris manifeste, voire la remise en cause, de règles qui sont censées être contraignantes pour tous, et non être appliquées de manière sélective et discriminatoire selon ce qu'imposent les rapports de force.

Il a également considéré l'affaiblissement continu du multilatéralisme comme une autre source d'inquiétude, "au moment même où celui-ci a plus que jamais besoin d'être préservé et renforcé, en raison du repli sur soi, de la tendance à l'unilatéralisme et de la propagation des égoïsmes".

"De là découle notre conviction profonde que la sécurité est indissociable de la justice, que la stabilité est indissociable de la légitimité et que le développement est indissociable de la paix", a-t-il soutenu, soulignant qu'"il est impossible de bâtir un système international plus juste sans rendre justice aux peuples opprimés et aux peuples aspirant à réaliser leurs espoirs et à exercer leur droit à l'autodétermination".

C'est à partir de cette vision, poursuit-t-il, que "l'Algérie s'est engagée, au début de cette année, dans une démarche visant à contribuer à l'élaboration d'une solution politique durable et juste à la question du Sahara occidental", partant d'une "conviction profondément ancrée : une solution juste et définitive à cette question contribuerait à accélérer la réalisation des droits du peuple sahraoui et à ouvrir à la région de nouvelles perspectives de sécurité et de stabilité".

Il a insisté à nouveau sur l'importance de parvenir à "une solution qui mette fin au conflit, une solution qui rende justice au peuple du Sahara occidental, une solution qui préserve la crédibilité des Nations unies et une solution qui renforce la sécurité, la stabilité et l'intégration de la région, de manière à répondre aux aspirations de ses peuples au bien-être et au développement".

"C'est pourquoi tout écart par rapport à ces constantes, tout contournement de ces principes ou toute mise à l'écart de ces références ne pourrait que nous éloigner de l'objectif recherché, à savoir parvenir à une solution politique juste, durable et acceptable par les deux parties au conflit, une solution qui rassure l'ensemble des peuples et des Etats de la région", a-t-il soutenu.

Dans ce contexte, "l'Algérie suit avec beaucoup d'étonnement, mêlé à une préoccupation légitime, les tentatives visant à détourner la question du Sahara occidental de son essence, c'est-à-dire de son caractère de question de décolonisation, pour la réduire à une simple question de réfugiés", a dit le ministre d'Etat, affirmant que les réfugiés sahraouis sont "les dépositaires d'une cause juste et les défenseurs d'un droit originel à l'autodétermination".

A cet égard, il a mis en garde contre "toute tentative de contourner la légalité internationale et la doctrine des Nations unies en matière de décolonisation ainsi que sa pratique constante en la matière, de faire abstraction du droit du peuple du Sahara occidental à l'autodétermination et d'établir et de légitimer un fait accompli imposé au Sahara occidental". (SPS)

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