Paris, 24 juin 2026 (SPS) – L’Association française des Amis de la République Arabe Sahraouie Démocratique (AARASD) a renouvelé son appel à la libération immédiate du prisonnier politique Sahraoui Naâma Asfari et de l’ensemble des détenus du groupe de Gdeim Izik, alors que M. Asfari poursuit une grève de la faim illimitée entamée le 8 juin pour exiger l’application des recommandations des Nations unies relatives à sa détention.
Dans un communiqué publié à Paris, l’association souligne que cette action intervient après trois précédentes grèves de la faim de 48 heures observées au cours du mois de mai et restées sans réponse de la part des autorités marocaines.
L’AARASD rappelle que le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire a conclu, dans un avis rendu en 2023, au caractère arbitraire de la détention des prisonniers Sahraouis du groupe de Gdeim Izik et a appelé à leur libération. Selon l’association, aucune des mesures recommandées par l’organe onusien n’a été mise en œuvre par le Maroc.
Le communiqué souligne également que les condamnations prononcées contre les détenus de Gdeim Izik reposent sur des aveux obtenus sous la torture, comme l’a déjà relevé le Comité des Nations unies contre la torture, dénonçant par ailleurs la poursuite des mauvais traitements, des représailles et des négligences médicales à l’encontre des prisonniers politiques Sahraouis.
L’association française fait également référence au rapport 2025 de la Ligue pour la protection des prisonniers politiques Sahraouis dans les prisons marocaines (LPPS), intitulé « Pas de traitement… Pas de visite… Pas de justice », qui documente les violations persistantes des droits fondamentaux des détenus Sahraouis dans les établissements pénitentiaires marocains.
Selon les informations communiquées par sa famille, Naâma Asfari est actuellement maintenu à l’infirmerie de la prison de Kénitra dans des conditions particulièrement difficiles. Il ne bénéficie que d’une heure de promenade quotidienne et demeure privé de plusieurs équipements de base. Malgré une perte de poids significative après plus de deux semaines de grève de la faim, le militant Sahraoui a affirmé poursuivre son action « pour la dignité » et pour le respect de ses droits fondamentaux.
L’AARASD a appelé la France, les États parties aux conventions internationales relatives aux droits de l’homme, ainsi que les institutions des Nations unies et les organisations non gouvernementales concernées, à intervenir auprès des autorités marocaines afin de mettre un terme à ce qu’elle qualifie de « situation de non-droit » subie par les prisonniers politiques Sahraouis depuis quinze ans.
L’association a enfin réaffirmé son soutien à toutes les initiatives pacifiques entreprises par Naâma Asfari et les autres prisonniers politiques Sahraouis pour faire valoir leurs droits et obtenir l’application des décisions des mécanismes internationaux de protection des droits humains.
(SPS)