Genève (Suisse), 13 mars 2026 (SPS) La défenseur sahraouie des droits de l'homme, Ghalia Abdallah Djimi a mis en garde contre la détérioration des conditions des droits de l'homme, lors de son intervention devant la 61eme session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.
Djimi s'est concentré en particulier sur les violations systématiques dans les zones occupées du Sahara occidental, exprimant une profonde inquiétude face à la détention arbitraire comme moyen de répression perpétré par le Maroc pour faire taire les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les étudiants sahraouis. Elle a cité comme des détentions à court et à long terme sans fondement juridique, souvent accompagnées d'allégations de torture, de mauvais traitements sans aucune garantie de procès équitables, notamment les prisonniers politiques du groupe Gdeim Izik condamnés à de lourdes peines allant de 20 ans à la perpétuité.
Mme Ghalia a également critiqué l'absence de surveillance internationale indépendante dans les territoires occupés, appelant le Conseil des droits de l'homme à faire pression pour la libération immédiate des prisonniers politiques et à la mise en place d'un mécanisme indépendant et permanent pour surveiller et documenter les violations des droits de l'homme dans le Sahara occidental.(SPS)