Las Palmas (Espagne), 13 Jan 2026 (SPS) Le gouvernement des îles Canaries a condamné l'expulsion, mardi, par les autorités marocaines, d'une mission espagnole d'observation des droits humains des territoires sahraouis occupés, rapporte le journal espagnol La Provincia.
Le gouvernement des îles Canaries a dénoncé, dans un communiqué, «un acte inacceptable de répression et d'obstruction au travail pacifique d'observation des graves violations systématiques des droits humains subies par la population sahraouie».
L'expulsion de la délégation espagnole «témoigne de la gravité de la situation et de la violation persistante des droits fondamentaux du peuple sahraoui», ajoute le communiqué, soulignant que le gouvernement local des îles Canaries «condamne fermement» cette expulsion.
Les autorités marocaines ont expulsé, mardi, les membres de la mission espagnole d'observation des droits humains après les avoir empêchés de descendre d'un avion ayant atterri à Laâyoune, dans les territoires sahraouis occupés.
La délégation était composée du conseiller à la coopération institutionnelle et à la solidarité internationale du Conseil de l'île de Grande Canarie (Gran Canaria), Carmelo Ramirez, de la députée de Podemos, Noemi Santana Perera, et du secrétaire à la communication de Podemos Canarias, Fernando Ruiz Pérez.
L'interdiction opposée par les autorités d'occupation marocaines constitue «un acte de répression inacceptable et une obstruction au travail pacifique de surveillance des graves violations systématiques des droits humains subies par la population sahraouie», ont dénoncé les membres de la délégation dans une déclaration à la presse espagnole.
«L'expulsion de cette délégation souligne la gravité de la situation et la violation continue des droits fondamentaux du peuple sahraoui», a également indiqué la délégation dans un communiqué publié à son retour aux îles Canaries.
Les membres de la délégation ont réaffirmé, dans le même communiqué, leur «engagement en faveur de la défense des droits de l'homme et de la solidarité avec le peuple sahraoui, ainsi que de son droit inaliénable à l'autodétermination, reconnu par le droit international».
Ils ont exigé «la fin de l'occupation, la libération immédiate des prisonniers politiques sahraouis et la tenue d'un référendum libre et équitable sur l'autodétermination, conformément aux résolutions des Nations unies». (SPS)