Université d'été des cadres sahraouis: le droit à l'autodétermination et à l'indépendance réitéré

Boumerdès, 28 juil 2019 (SPS) Les travaux de 10e édition de l'Université d'été des cadres du Front Polisario et de l’Etat sahraoui se poursuivaient, dimanche à Boumerdès, notamment avec deux conférences à l'ordre du jour ayant pour thème: "Le droit international et les droits des peuples colonisés (cas du peuple sahraoui)", et "Nécessité de la mise en œuvre du principe de l'autodétermination au Sahara occidental".

Le coup d'envoi de la 10e édition de l'Université d'été des cadres du Front Polisario et de l'Etat sahraoui, placée sous le thème "Peuples algérien et sahraoui: fraternité, serment et fidélité ", a été donné samedi à Boumerdès, avec la participation de 400 cadres représentant différentes institutions nationales sahraouies et en présence de plusieurs représentants de partis et de mouvements de la société civile algérienne.

La cérémonie d'ouverture de cette nouvelle édition qui se déroule dans la salle des conférences de l'université +M'hamed Bouguerra+ de Boumerdès, jusqu'au 7 août prochain, a été marquée par la présence du président de l’Assemblée nationale populaire algéienne  (APN), Slimane Chenine et le Premier ministre Sahraoui, Mohamed Wali Akeik.

Le président de cette université d'été, Khatri Addouh, président du Conseil  national (Parlement), s’est félicité à cette occasion, du "soutien accordé par les autorités algériennes pour le succès" de cette nouvelle édition, qualifiée, d'"espace de rencontre et d’interaction positive entre les peuples sahraoui et algérien, afin d’ouvrir un chemin pour un avenir commun et prospère".

Pour le président du Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui, Saïd Layachi, "cette université est une tribune d’information, de concertation et d’échanges d’expériences et de points de vues sur des thèmes divers en relation avec le combat du peuple sahraoui".

A cette occasion, la position ferme de l'Algérie sur la question du Sahara occidental, occupé par le Maroc, et son soutien absolu à la juste lutte du peuple sahraoui jusqu'à l'achèvement de la souveraineté, de la liberté et de l'autodétermination, ont été réaffirmés au premier jour des travaux de l'Université d'été.

Ainsi, Sadek Bouguettaya, représentant du parti du Front de libération nationale (FLN), a déclaré que "la question du Sahara occidental est une question de décolonisation", rappelant "la position inébranlable à l'égard du peuple sahraoui et de sa juste cause".

Le représentant du FLN a condamné les pratiques d'oppression et d'abus commis par les forces de répression marocaines contre les Sahraouis dans les villes occupées après leur sortie pour célébrer pacifiquement la victoire de l'équipe algérienne lors de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2019).

Pour sa part, Filali Ghouini, président du Mouvement El-Islah en Algérie, a souligné que sa présence pour ouvrir les travaux de cette université "est une affirmation de la position du parti qui est la position inébranlable de l'Algérie sur la question du Sahara occidental".

"Le Sahara occidental n'a jamais été marocain", a-t-il ajouté, appelant à la création et au développement de mécanismes et de méthodes de résistance et de ténacité, "plus efficaces pour contrer l'intransigeance du Maroc".

Djamel Ben Abdeslam, président du Front de l'Algérie nouvelle (FAN), a exhorté à la mise en œuvre de toutes les résolutions pertinentes des Nations unies, appelant à permettre au peuple sahraoui d'exercer son droit à l'autodétermination et à l'indépendance.

De son côté, El-Hadj El Ghouthi, représentant du bloc parlementaire du Front El-Mostakbal, a réaffirmé la solidarité de son parti avec le peuple sahraoui, et son soutien à l'indépendance du Sahara occidental.

Fathi Ghares, coordinateur national du Mouvement démocratique et social (MDS), a quant à lui souligné que "le fait de se tenir aux côtés du peuple sahraoui est un devoir qui s'inscrit dans le cadre de la réalisation des martyrs du 1er novembre, en soutenant le peuple sahraoui et sa juste cause".

En outre, le Premier ministre, Mohamed Wali Akeik a, lors de son allocution au premier jour des travaux de la 10e Université d'été des cadres de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), appelé le Conseil de sécurité et le Secrétaire général des Nations unies à l'impératif "d'assumer l'entière responsabilité" dans la protection du peuple sahraoui désarmé, face à la politique "de répression de l'occupant marocain".

Le peuple sahraoui subit "une réelle politique de répression pratiquée par le régime d'occupation marocain, accompagnée d'une campagne médiatique inique, d'un blocus intense contre les Sahraouis, d'une confiscation des libertés et d'un pillage des ressources naturelles", a-t-il dénoncé.

Face à "ces pratiques répressives, nous demandons, aujourd'hui et plus que jamais, de permettre à la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (MINURSO), d'exercer son rôle qui lui sied dans la protection et la surveillance des droits de l'Homme et l'établissement de rapports à cet effet et de ne pas fermer les yeux sur les actes criminels perpétrés par le régime d'occupation marocain dans la région", a-t-il soutenu.

Le Premier ministre a également insisté sur l'impératif de "faire pression sur l'occupant marocain pour lever le blocus multiforme imposé dans les territoires sahraouis occupés qui prive les Sahraouis de leurs droits les plus élémentaires notamment la liberté d'expression, les droits de manifester pacifiquement et de se déplacer".      

Dans ce cadre, il a exhorté les Nations Unies à "accélérer la mise en œuvre de ses engagements, en permettant aux Sahraouis de choisir leur avenir et de jouir de leur droit à l'autodétermination à travers un referendum libre, juste et régulier".

Il a mis en garde, également, contre "les dangers qui pèsent sur la région du Maghreb, en raison des politiques adoptées par le régime marocain", arguant que le Maroc contribue à la montée des tensions et à la déstabilisation de la région tout entière, à travers le trafic de drogues et le financement des groupes du crime organisé et des groupes terroristes". (SPS)

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