Le conseil municipal de La ville de Lebrija (Séville) appelle à la libération de tous les prisonniers politiques sahraouis.

Madrid, 15 mars 2017(SPS) Le conseil municipal de la ville de Lebrija (Séville) a demandé au Maroc "de libérer tous les prisonniers politiques sahraouis y compris ceux du groupe de Gdeim Izik".

Le conseil municipal a également demandé la protection des droits de l’homme du peuple sahraoui tout en insistant sur la mise en place d’un "mécanisme international de suivi des droits de l’homme au Sahara occidental afin d’appuyer une solution à ce conflit qui garantira le droit à l’autodétermination au peuple sahraoui comme stipulé dans les résolutions de l‘organisation des Nations unies".

Par ailleurs, le Conseil municipal de Lebrija a mis en évidence le rôle que doivent jouer la communauté internationale, notamment les pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et le gouvernement espagnol dans l’application des résolutions onusiennes relatives au conflit sahraoui dans la tenue d’un référendum d’autodétermination afin de permettre au peuple sahraoui de décider librement et avec toutes les garanties, de son avenir pour mettre fin à ce conflit qui a duré plus de 41 ans.

Le même Conseil souligne enfin que le référendum et la solution pacifique du conflit ne peuvent se réaliser sans étendre "les prérogatives de la mission onusienne (Minurso ) à la surveillance des droits de l’homme" et ceci, a-t-on, poursuivi nécessitera «une intervention internationale d'urgence pour résoudre ce conflit".

Sur un autre volet, la session plénière de la Municipalité de Las Palmas de Gran Canaria a également approuvé une déclaration institutionnelle dans laquelle elle a souligné l’absolue nécessité que le jugement de la Cour de Justice de l’Union européenne du 21 décembre 2016, qui établit que les accords d’association et de libéralisation entre le Maroc et l’Union européenne ne s’appliquent pas au territoire du Sahara occidental, "soit pleinement respecté et mis en œuvre".

Elle a en outre exprimé "sa vive préoccupation par rapport à l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental, inclus par des compagnies européennes, en contravention au droit international et européen".

Le Conseil municipal de Las Palmas a par ailleurs appelé "les compagnies européennes, espagnoles pour qu’elles agissent conformément au droit international et européen et cessent toute activité qui puisse favoriser la perpétuation de l’occupation marocaine du Sahara occidental" et se joint en fin, au mouvement de solidarité espagnole envers le peuple sahraoui qui exige, depuis des années, "une solution politique juste, durable et acceptable pour toutes les parties à travers un referendum qui mette fin au conflit du Sahara occidental".(SPS)

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