Les mines marocaines font de nouvelles victimes au Sahara occidental occupé

Bir Lahlou (Territoires sahraouis libérés), 11 mars 2022 (SPS) Trois Sahraouis ont été tués et un autre a été grièvement blessé mercredi dans l'explosion d'une mine posée par l'occupant marocain dans la région de Djdiriya, dans la ville occupée de Smara.

Dans une déclaration à l'APS, le directeur national de la sécurité, de la documentation et de la protection des institutions sahraouies, Sidi Ougal, a indiqué qu'"une des mines de l'armée d'occupation marocaine qui polluent les terres de la République sahraouie, a explosé mercredi dans la région de Djdiriya, à Smara occupée, tuant trois civils et en blessant un quatrième".

Une personne a été tuée sur place, tandis que les autres ont été transportées à l'hôpital régional de Smara, avant que deux Sahraouis ne succombent à leurs blessures.

Les mines marocaines continuent de coûter la vie à des citoyens sahraouis, alors que Rabat refuse de signer des accords internationaux pour éliminer cette arme destructrice.

Au cours des dernières années, les mines enfouies le long du mur de sable, qui sépare les territoires libérés des territoires occupés, sur une longueur de 2.750 km, ont fait des milliers de victimes civiles.

Le Front Polisario continue, à travers la campagne internationale contre le mur de la "honte" au Sahara occidental, d'émettre des avertissements sur le danger du mur en tant que plus grand champ de mines dans le monde, qui compte sur toute sa longueur quelque 10 millions de mines terrestres de différents types et tailles, ainsi que de grandes quantités d'explosifs et d'armes à sous-munitions.

L'ONU s'est dit "préoccupée" par la quantité de mines le long du mur de sable.

Pour rappel, le Maroc refuse de signer le traité d'Ottawa de 1997 sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et de leur destruction, et la Convention de 2008 sur les armes à sous-munitions. (SPS)

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