Le Conseil de sécurité doit être "conscient" du rôle de l'UA pour régler le conflit au Sahara occidental

New York (Nations unies), 30 oct 2021 (SPS) La Mission permanente du Kenya au Conseil de sécurité a appelé l'organe onusien à prendre "conscience" du rôle "historique" de l'Union africaine (UA) en tant que garant du Plan de règlement du conflit au Sahara occidental signé en 1991 et ayant conduit au déploiement de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum dans ce territoire non-autonome (MINURSO).

"Nous souhaitons que le Conseil soit conscient du rôle historique de l'OUA (Organisation de l'Union africaine)/UA en tant que garant du Plan de règlement du conflit au Sahara occidental signé par les deux parties (Maroc et Front Polisario, ndlr) en 1991 lequel a conduit au déploiement de la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental pour superviser le cessez-le-feu et organiser un référendum pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental", a-t-elle indiqué dans un communiqué.     

"En tant que pays qui a obtenu son indépendance de la domination coloniale, le Kenya soutient fermement l'Afrique à la revendication du Sahara occidental à l'autodétermination qui se reflète dans son appartenance à l'Union africaine. Nous exhortons tous les pays à soutenir cette voie juste pour le peuple du Sahara occidental", a ajouté la mission diplomatique kényane, qui réagissait au renouvellement, vendredi, du mandat de la MINURSO pour un an par le Conseil de sécurité.

Un mandat qui, dit-elle, doit "toujours inclure le signalement de toute violation des droits humains du peuple du Sahara occidental qui doit être protégé (...)".

Le Kenya, qui a apporté son soutien au nouvel Envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU  au Sahara occidental, Staffan de Mistura, a invité l'Italo-Suédois à travailler avec l'UA, rappelant dans ce sens le communiqué des chefs d'Etat et de gouvernement du Conseil de paix et de sécurité de l'UA le 9 mars dernier.

Un communiqué dans lequel ils avaient appelé le secrétaire général de l'ONU à demander au conseiller juridique des Nations unies "de fournir un avis juridique sur l'ouverture de consulats dans le territoire non-autonome du Sahara occidental".

"Nos engagements sur le texte de cette résolution visaient à atteindre trois résultats : s'assurer qu'il était plus fort dans son adhésion à l'objectif de l'autodétermination, se concentrer davantage sur le signalement des violations des droits de l'homme et avoir une évaluation stratégique des opérations de la MINURSO", explique la mission diplomatique kényane qui a voté en faveur de la résolution 2602.

Et d'ajouter : "Nous sommes heureux que ces questions aient été incluses dans la résolution, bien que le libellé aurait pu être plus fort en reflétant les positions précédemment convenues qui sont claires sur l'objectif d'un référendum sur l'autodétermination".(SPS)

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