Le Maroc commande 13 drones turcs, le régime rattrapé par la guerre au Sahara occidental

Rabat, 20 avr 2021 (SPS) Le Maroc a commandé des drones turcs Bayraktar TB2 pour renforcer son arsenal militaire, au moment où le régime continue de verser dans le déni de la guerre qui sévit au Sahara occidental depuis qu’il a rompu le cessez-le-feu il y a plus de cinq mois, ont rapporté plusieurs médias.

Le journal "Africa Intelligence" a révélé que le Maroc a acquis 13 drones Bayraktar TB2 pour un montant de 70 millions de dollars. La même source a affirmé également que le Maroc recevra également "4 stations de contrôle au sol et un système de simulation pour drones".

Par ailleurs, une page appartenant aux forces armée royales (FAR) Maroc a expliqué que le Royaume recevra les drones dans un an.

Ainsi, la réalité du terrain au Sahara occidental est en train de rattraper le Maroc qui s’efforce de dissimuler la guerre qui fait rage dans la région et même dans certaines localités relevant du Royaume.

En effet, en menant son agression militaire du 13 novembre 2020, ciblant des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement contre l’ouverture  de a brèche illégale dans la zone tampon d’El Guerguerat, dans le sud-ouest du Sahara occidental, le Maroc a réveillé l’un des plus vieux conflits d’Afrique. Et cette opération menée en violation du cessez-le-feu de l’ONU, a conduit au déclenchement de la guerre au Sahara occidental.

Dimanche, le secrétaire général du ministère de la Sécurité et de la documentation, Sidi Ougal, a assuré que le régime marocain avait fait appel à ses alliés après les grandes difficultés qu'il a rencontré sur le terrain, précisant que le drone ayant ciblé dernièrement le chef de la gendarmerie sahraouie, Dah El Bendir était un drone israélien.

Selon Sidi Ougal, le Maroc a commencé à utiliser des drones dès la reprise du conflit armé entre le Front Polisario et le Royaume du Maroc. Cela n'altère en rien la détermination de tous les Sahraouis à défendre la patrie. "L'armée sahraouie saura s'adapter aux nouvelles armes introduites par l'occupant marocain sur le terrain", a assuré Sidi Ougal, rappelant la volonté inébranlable du peuple sahraoui d'aller vers l'indépendance.

"D'un autre côté, l'usage des drones est une preuve qu'il existe bien une guerre au Sahara occidental contrairement à ce que soutient le régime marocain qui parle de simples accrochages", a-t-il signalé. "L'armée marocaine est enterrée dans les trous et les grottes au Sahara occidental et n'est pas en mesure de mener cette guerre, ce qui explique le recours à une technologie pour compenser sa faiblesse", poursuit-il.

Il a évoqué, en outre, la défaite essuyée par le Maroc pendant la première guerre de libération, notant qu'après la signature de l'accord de cessez-le-feu en 1991, le Maroc avait libéré 66 détenus sahraouis, tandis que le front Polisario avait libéré 6.000 militaires marocains dont un officier et deux pilotes.

"Si ce n'était l'implication de la France, la question de la colonisation du Sahara occidental aurait été réglée", a-t-il avancé, par ailleurs.

Selon lui, "la France est impliquée dans le conflit depuis longtemps et son implication n'est pas que diplomatique. Il s'agit aussi d'une présence sur le terrain".

La présence israélienne et française aux côtés de l'occupation marocaine prouve, dira-t-il, que le Makhzen veut aller vers l'escalade au Sahara occidental.(SPS)

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