Nouvelle-Zélande : un puissant syndicat appelle à la fin des importations illégales de phosphate sahraoui

Wellington (Nouvelle Zélande), 20 mars 2021 (SPS) L'Union des transports ferroviaires et maritimes (RMTU) en Nouvelle-Zélande a réitéré son appel à mettre fin aux importations illégales de phosphate du Sahara occidental après l'Arrêt de la Haute Cour néo-zélandaise dans lequel il a clairement établi que le Maroc n'a ni souveraineté ni pouvoir administratif sur le territoire occupé.

Le secrétaire national de la RMTU, Wayne Butson, a déclaré, dans un communiqué de presse publié sur "Scoop" Today, que l'importation en cours de phosphate était inacceptable, ajoutant que "la Cour a envoyé un message clair en notant que les importations de phosphate posent un risque de réputation pour les intérêts plus larges de la Nouvelle-Zélande".

"Il est inévitable que les importations cessent à mesure que l'inquiétude internationale grandit au sujet du sort du peuple du Sahara occidental", ajoute le secrétaire dans le communiqué de presse.

Le syndicat a rappelé que "depuis 2012, les fonds de pension et d'investissement du monde entier ont exclu les investissements dans des entreprises impliquées dans l'exploration et l'extraction de ressources au Sahara occidental, notamment au motif que le commerce du phosphate contribue à la présence continue du Maroc au Sahara occidental."

Il a en outre rappelé qu'en 2019, le Conseil néo-zélandais des syndicats (CTU) avait adopté une résolution condamnant l'occupation illégale du Sahara occidental par le Maroc et appelant le gouvernement néo-zélandais à arrêter l'importation de phosphates de la région.

La RMTU qui représente les travailleurs portuaires de plusieurs ports néo-zélandais dans lesquels le phosphate est importé, s'est engagée à poursuivre son action de protestation dans le but de mettre fin à l'importation illégale de phosphate sahraoui en Nouvelle-Zélande.

La Haute Cour de Nouvelle-Zélande a affirmé que le Maroc n'a " ni souveraineté ni pouvoir administratif sur le Sahara occidental", dans une décision rendue lundi dans le cadre d'une affaire liée à l'exploitation illégale des ressources naturelles du territoire occupé.

La Haute Cour s'est prononcée sur la demande de l'examen judiciaire des investissements du Fonds de pension néo-zélandais au Sahara Occidental occupé, formulée par Mohamed Fadel Kamel, représentant du Front Polisario en Australie et en Nouvelle-Zélande et par Mike Barton de l'ONG Western Sahara Campaign-NZ.

L'instance judiciaire a soutenu que l'importation de phosphates du Sahara occidental présente un " risque de réputation" pour les intérêts de la Nouvelle-Zélande".

La Cour, a toutefois, examiné le statut juridique du Sahara occidental, uniquement pour établir que le Maroc n'a ni souveraineté ni pouvoir administratif sur le Sahara occidental, réaffirmant que le territoire a droit à l'exercice du droit à l'autodétermination et à la décolonisation. (SPS)

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