L'UA a réaffirmé la souveraineté de la RASD sur tout le territoire sahraoui

Bir Lehlu (République sahraouie), 8 fév 2021 (SPS) La question sahraouie a enregistré "une double victoire", à l'issue du 34e sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA) qui a réaffirmé la souveraineté de la RASD sur tout le territoire du Sahara occidental, a indiqué lundi un communiqué du ministère sahraoui des Affaires étrangères.

 

"Concernant la question de la souveraineté, qui est la cause de la guerre au Sahara occidental, occupé par le Maroc depuis 1975, l'Union africaine a rejeté la manœuvre marocaine visant à transférer des projets d'infrastructure vers l'Afrique de l'Ouest à travers les territoires occupés et a souligné la nécessité d'un engagement à respecter les frontières et l'intégrité territoriale des Etats membres", a souligné le communiqué du MAE sahraoui publié ce lundi.

Le ministère a poursuivi: "l'UA a décidé de renvoyer les deux projets à un sous-comité du Comité des représentants permanents pour obtenir l'approbation du gouvernement sahraoui, qui est le seul concerné par tout ce qui touche à tout projet touchant de près ou de loin le territoire de la RASD".

"La défaite du Maroc sur cette question fondamentale prouve une fois de plus que la communauté internationale ne reconnaîtra jamais sa souveraineté sur notre pays, quoi qu'elle fasse", a noté le ministère, précisant que ce coup "intervient à temps", après l'annonce de l'ex-président des Etats-Unis Donald Trump sur la reconnaissance de la prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie d'une normalisation des relations entre le régime marocain et l'entité sioniste. Et d'ajouter, à propos de cette transaction, que le Maroc a en fait "acheté de la fumée".

De plus, le ministère sahraoui des Affaires étrangères a, dans son communiqué, évoqué l'échec total du Maroc à obtenir un poste de commissaire au sein de l'UA, après avoir été le seul Etat membre à présenter cinq candidats qui ont tous été exclus, ce qui n'est arrivé à aucun autre membre depuis la création de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 1963.

Ainsi, "la volonté du continent était contraire à l'image nourrie par la propagande marocaine, qui cette fois a été renforcée par une poussée déchargeant les dettes d'un certain nombre de pays de leurs obligations financières envers l'Union, dans un processus destiné à leur permettre de retrouver les droits accordés par l'adhésion, notamment le droit de vote", a expliqué la même source.

Cependant, le nombre de votes obtenus par la diplomatie marocaine n'a pas dépassé la volonté de la grande majorité des pays de l'Union, a tenu à préciser encore le ministère.

Par ailleurs, le communiqué du MAE sahraoui a souligné que le 34e sommet de l'UA, a raccourci son agenda en examinant la question des réformes et la lutte contre la pandémie de coronavirus, en plus du renouvellement des membres de la Commission, qui a fait l'objet d'une grande attention.

En outre, la présidence de l'UA a décidé de pas inclure les questions de conflit, de paix et de sécurité et les questions économiques à l'ordre du jour, puisque l'organisation panafricaine leur avait consacré un sommet extraordinaire en décembre dernier "Faire taire les armes", et que des décisions et des positions avaient été prises sur ces questions appliquées dans un premier temps pour être à nouveau discutées par le sommet.

A propos de l'agression marocaine contre le Sahara occidental, le sommet extraordinaire tenu en décembre dernier a décidé, a tenu à rappeler le ministère, de tenir une réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA, dans le but de parvenir, avec les deux Etats membres, la RASD et le Royaume du Maroc, à une solution pacifique et à un nouveau cessez-le-feu fondé sur le respect des droits du peuple sahraoui et des principes et objectifs de l'Union africaine, ainsi que des décisions de l'organisation continentale et des Nations unies.

Dans ce contexte, le Conseil de paix et de sécurité devrait se réunir dans les semaines à venir pour appliquer la décision du sommet extraordinaire.

"En ce sens, la RASD renouvelle sa pleine volonté de coopérer avec le Conseil de paix et de sécurité afin de mettre en œuvre la décision du Sommet extraordinaire, d'une manière qui garantisse l'engagement et l'accomplissement de sa lettre et de son esprit, car c'est la seule manière pour mettre fin à l'occupation illégale des territoires de la RASD par son voisin, le Royaume du Maroc, et rétablir la stabilité et la paix dans la région, nécessaires à la coopération au développement et à l'intégration conformément à l'Agenda continental 2063 et aux objectifs du plan de l'Union", a conclu le communiqué du MAE sahraoui. (SPS)

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