Le MAE reçu par son homologue mauritanien

Nouakchott, 24 nov 2020 (SPS) Le ministre des Affaires étrangères Mohamed Salem Ould Salek, a été reçu, lundi à Nouakchott, par son homologue mauritanien Ismail Ould Echiekh Ahmed, rapporte l'Agence de presse mauritanienne (AMI).

Au cours de cet entretien, les deux responsables ont abordé notamment des questions d’intérêt commun et les derniers développements à El Guerguerat (sud-ouest du Sahara occidental). Etaient présents à cet entretien, le secrétaire général de la Présidence sahraouie, Brahim Mohamed Mahmoud et le directeur général de la direction de coopération au ministère des Affaires étrangères mauritanien, de la Coopération et la Diaspora, Mohamed El Hanchi.

Plus tôt, le chef de la diplomatie sahraouie a été reçu par le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, à qui il a remis un message du Président sahraoui Brahim Ghali.

"Nous remercions le Président pour cette audience au cours de laquelle nous lui avons remis un message de son frère M. Brahim Ghali sur les derniers développements de la situation au Sahara occidental et sur les relations bilatérales", a déclaré M. Ould Salek, à l'issue de l’entrevue.

Le ministre sahraoui a souligné que "la République arabe sahraouie démocratique (RASD) qui estime que la stabilité et la sécurité dans la région sont liées au respect des frontières, de la justice et des droits, œuvrera dans ce sens en tant que membre de l'Union africaine et sur la base de relations fondées sur le respect mutuel et les intérêts communs".

Le peuple sahraoui, qui œuvre pour la paix et lutte pour ses droits s’attellera toujours, affirme M. Ould Salek, à ce que "la paix soit basée sur la justice, sur le respect des frontières et l'intégrité territoriale de toutes les composantes de la sous- région".

Le 13 novembre, le régime marocain a lancé une agression militaire dans la zone tampon d'El-Guerguerat, contre des civils sahraouis qui manifestaient pacifiquement contre cette brèche illégale. Cette agression marocaine continue de susciter une large vague d'indignation et de condamnation internationale parmi les classes politiques et populaires et les organismes de défense des droits de l'Homme qui ont demandé à l'ONU d'agir rapidement en vue d'un règlement du conflit du Sahara occidental, conformément à la légalité internationale.

D'autre part, plusieurs parties internationales ont imputé la montée de tensions dans la zone d'El-Guerguerat, suite à l'agression militaire marocaine contre des civils sahraouis, aux atermoiements de l'ONU dans la mise en œuvre du plan de paix dans la région, notamment son volet relatif à l'organisation d'un référendum d'autodétermination, seule solution de règlement. (SPS)

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