CNASPS: l'intervention militaire marocaine à El Guergaurat lâche et haineuse

Alger, 14 nov 2020 (SPS) Le Comité national algérien de solidarité avec le peuple sahraoui (CNASPS) a qualifié, vendredi l'agression militaire marocaine à El Guerguarat contre des civils sahraouis de " lâche et haineuse", appelant le Conseil de sécurité à intervenir afin d'éviter une remilitarisation du conflit au Sahara Occidental.

" Les membre du  CNASPS ont enregistré l'intervention lâche et haineuse de l'armée marocaine et de ses baltaguia contre les civils sahraouis qui manifestaient à El Guerguerat contre l'ouverture d'une brèche illégale, permettant la commercialisation des produits sahraouis, spoliés par l'occupation marocaine" dénonce le Comité dans un communiqué.

"Ainsi le roi du Maroc a mis ses menaces à exécution, en s'attaquant à des civiles sahraouis, et en confirmant au vu et au su de la communauté internationale sa violation de l'accord de cessez-le-feu de septembre 1991, et de ses dispositions complémentaires de 1997 ", s'indigne le CNASPS.

Le CNASPS qui est l'émanation de la société civile algérienne, "se tient dans cette dur épreuve résolument aux cotés du peuple sahraoui, et assure tous les Sahraouis de sa pleine solidarité et de son entier soutien dans leur combat légitime pour la liberté et l'indépendance".

En ouvrant d'autres brèches supplémentaires, "et en agressant physiquement les manifestants sahraouis pacifique par des soldats habillés en civil le régime marocain se livre à une provocation insensée et irresponsable, et à une attaque préméditée, qui a obligé l'Armée de libération du peuple sahraoui à réagir en état de légitime défense dans le devoir de protection de son peuple" , relève-t-il.

Et rappelle qu'en 2001, la même situation a amené le secrétaire Général de l'ONU à condamner l'ouverture de cette brèche, qu'il qualifie de contraire aux dispositions de l'accord de cessez le feu de septembre 1991.

" Aujourd'hui, il appartient  en extrême urgence au Conseil de sécurité de rappeler au Maroc le respect absolu des dispositions de l'accord de cessez le feu et du plan de règlement du conflit du Sahara Occidental, afin d'éviter une confrontation armée, qui ne peut apporter que la mort, la désolation l'insécurité et la déstabilisation". prévient le CNASP.

" Le Conseil de sécurité doit intervenir très rapidement et clairement pour faire éviter une remilitarisation du conflit du Sahara occidental, et pour garder le contrôle de gestion du dossier sahraoui.  Faute de quoi l'ONU se verra, dans cette affaire définitivement discréditée et donc disqualifiée pour lui trouver une solution juste et conforme au droit International", affirme le Comité.

Le CNASPS demande, dans l'urgence au président de l'Union Africaine , dont sont membres la RASD et le Royaume du Maroc,  d'appeler instamment le Maroc au respect strict des dispositions de l'Acte constitutif dont il est signataire, notamment son article 20 relatif à la non agression d'un membre par un autre membre. (SPS)

020/090/700