Le Conseil national sahraoui tient une session ordinaire à Tifariti dans les territoires libérés

Tifariti (territoires sahraouis libérés) 21 mai 2018 (SPS) Le Conseil  national sahraoui (parlement) a tenu dimanche soir une session ordinaire à  Tirfariti, en territoire sahraouis libérés, durant laquelle il a été  procédé au vote sur les projets de loi portant sur les Douanes et le Statut  de la Fonction publique.

Cette session qui a été organisée en marge des festivités de commémoration  du 45 eme anniversaire du déclenchement de la lutte armée du peuple  sahraoui a été dirigée par le président du Conseil national,  Khatri Addouh, en présence des autorités sahraouies, notamment du Premier  ministre, du ministre de l’Intérieur, ainsi que d’autres membres du gouvernement sahraoui et cadres du secrétariat politique du Front Polisario.

Ont été convié également à cette séance parlementaire des délégations de  diplomates étrangers et des représentants d’organisations de la société  civile algérienne et mauritanienne invités à assister aux festivités de  commémoration du 45 eme anniversaire du déclenchement de la lutte armée du  peuple sahraoui.

A l’ouverture des travaux de la séance, le président du Conseil a tenu à  saluer la présence des ambassadeurs de l’Afrique du Sud, de Cuba, de la  Namibie, du Zimbabwe, du Vietnam, de l’Equateur ainsi que les chargés  d’affaires et consuls des représentations diplomatiques de Nigéria, de  l’Ethiopie, de l’Ouganda et du Kenya qui sont venus assister pour la  première fois au travaux du parlement sahraoui où sont représentées toutes  les populations des territoires sahraouis libérés et celles vivant dans les  camps de réfugiés sahraouis.

Crée le 28 novembre 1975 en pleine invasion des forces coloniales  marocaines des territoires sahraouis, le Conseil national s’était donné  comme principale mission, a rappelé son président, "la défense de la cause  sahraouie", avant de se focaliser à partir de décembre 1995 sur la prise en  charge des préoccupations quotidiennes du peuple sahraoui en respect aux  dispositions de la nouvelle Constitution sahraouie qui avait décidé de  séparer les pouvoirs législatifs, exécutifs et judiciaires.

Aujourd’hui, le parlement sahraoui est à sa 10eme mandature et comprend 53  membres représentants tous les territoires libérés et les camps de réfugiés  sahraouis.

Le président du Conseil national sahraoui a affirmé que 56 % de sa  composante est constituée actuellement de jeunes ayant moins de 40 ans  comme moyenne d’âge.

Ils sont aussi plus de 40 % des membres qui ont le niveau d’enseignement  universitaire, tandis que les femmes élues au sein de cette institution  sont au nombre de 10, ce qui démontre, selon le président du Conseil, "le  dynamisme et le rôle de la femme sahraouie, impliquée dans la prise en  charge des préoccupations du peuple sahraoui".

Durant la session actuelle qui avait débuté ses travaux le 30 avril  dernier, le Conseil national sahraoui avait débattu et adopté plusieurs  textes de loi, dont ceux portant sur la fonction publique, le code des  douanes et le texte sur les procédures judiciaires.

La session sera encore maintenue jusqu’à la fin du mois de juillet  prochain afin d’examiner, a fait savoir, M. Khatri, de nouveaux projets de  lois et de procéder à l’amendement d’anciens textes, notamment ceux  traitant du code de la route et de la lutte contre la corruption.

Le travail réalisé par le Conseil national sahraoui durant ces dernières  années illustre, selon son président, de l’intérêt accordé à la gestion de  la vie quotidienne du peuple sahraoui, et ce, en dépit du fait qu’une  grande partie de son territoire est encore occupé par le colonisateur  marocain, refusant d’appliquer le droit à l’autodétermination du peuple  sahraoui exigé par les Nations unies depuis 1991, lors de la signature de  l’accord de cessez-le-feu signé par le Front Polisario et le Maroc. (SPS)

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