Phosphate sahraoui: l'eurodéputé Marcellesi salue la décision de la justice sud-africaine

Bruxelles, 23 fév 2018 (SPS) Le député européen Florent Marcellesi s'est félicité vendredi de la décision de la Haute Cour sud-africaine de justice qui a statué que la République arabe sahraouie et démocratique (RASD) est le propriétaire légal de la cargaison du navire "Nm Blossom Cherry", retenu à Port Elizabeth depuis mai dernier.

"Je me félicite de cette nouvelle victoire, sur le plan juridique, pour le peuple du Sahara occidental. Une victoire obtenue, cette fois-ci, grâce à la Haute Cour d'Afrique du Sud", a-t-il déclaré quelques heures après la publication du jugement de cette Cour sud-africaine dans l'affaire du navire vraquier NM Cherry Blossom affrêté par l’OCP (Office chérifien du phosphate) le 1er mai 2017 et transportant plus de 50.000 tonnes de phosphates du Sahara occidental à destination d’une coopérative agricole néo-zélandaise.

L'eurodéputé Marcellesi a estimé que la décision de la justice sud-africaine a "mis à nu" les violations du droit international par la Commission européenne qui "continue à ignorer le principe de la souveraineté permanente des Sahraouis sur leurs ressources naturelles" en négociant avec le Maroc un accord commercial qui inclut les produits du Sahara occidental sans le consentement du peuple sahraoui.

Florent Marcellesi a exhorté, dans ce contexte, les dirigeants européens à "regarder en face la dure réalité des sociétés démocratiques où l'Etat de droit prime".

Dans son verdict, rendu vendredi matin, la Haute Cour sud-africaine de justice a conclu que la RASD, premier plaignant dans l’affaire, est le propriétaire légal de la cargaison du "Nm Blossom Cherry".

Cette Cour a considéré également que le groupe OCP et sa filiale Phosboucraa n’étaient pas habilités à vendre ce phosphate à "Ballance Agri-nutrients limited", la société néo-zélandaise cliente qui avait acquis la marchandise.

Elle a, en revanche, décidé de reporter à plus tard son verdict sur la partie qui devrait subir les coûts de cette affaire, et notamment les dédommagements de l’armateur dont le navire est resté arraisonné pendant plus de neuf mois.(SPS)

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