Espagne : le parlement de l’Estrémadure réitère son attachement au droit du peuple sahraoui à un référendum d’autodétermination

Madrid, 16 déc 2017 (SPS) Les groupes politiques représentés au parlement de l’Estrémadure (Espagne) ont réitéré dans une déclaration institutionnelle approuvée à l’unanimité, leur attachement au droit légitime du peuple sahraoui à un référendum d’autodétermination tout en demandant le strict respect du droit international et des résolutions des Nations unies.

Dans leurs déclaration, les parlementaires de l’Estrémadure ont également souligné que "la présence marocaine au Sahara occidental par le Maroc "n’est pas légale" et "ne peut avoir d’effets juridiques ou politiques qui portent atteinte au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination et à l’indépendance", en rappelant "les violations graves des droits de l’homme, d’expression, de réunion, d’association commises par le Maroc dans les territoires sahraouis occupés".

Pour ce faire, les parlementaires d’Estrémadure ont exigé "le respect des résolutions des Nations unies et des droits de l’homme au Sahara occidental", affirmant que ''le Front Polisario est le représentant légitime et unique du peuple sahraoui, reconnu par l’ONU et la communauté internationale". Ils ont qualifié de "très positif", l’arrêt de justice de la CJUE qui a conclu que l’accord commercial entre l’UE et le Maroc ne concerne pas les ressources du territoire sahraoui. L'occupation du Sahara occidental par le Maroc, ajoute la déclaration, n’est pas reconnue par l’UE ou par ses Etats membres ni par l’ONU.

En outre, les groupes politiques parlementaires d’Estrémadure réitèrent "leur solidarité totale avec les prisonniers politiques du groupe de Gdeim Izik" et exigent du Maroc de "les libérer immédiatement et d’arrêter de violer les droits de l’homme dans les prisons et de cesser l’occupation illégale du Sahara occidental".

Les parlementaires ont en outre exhorté les Nations Unies à "promouvoir, sans plus tarder, une solution juste et définitive" au conflit du Sahara Occidental. Solution qui passe, ont-ils précisé, par la mise en pratique du droit à l'autodétermination du peuple sahraoui à travers la tenue du référendum. Ils ont aussi affirmé qu’ils vont continuer à "dénoncer le pillage des ressources naturelles au Sahara Occidental par le gouvernement du Maroc" et d’exiger des entreprises opérant dans la zone de "respecter le droit international et les droits de la population sahraouie".

Dans leur déclaration institutionnelle, les parlementaires ont exhorté les Nations unies   d’étendre les compétences de la Minurso (Mission onusienne) à la "surveillance des droits de l’homme des Sahraouis dans les territoires occupés", avant d’exhorter les institutions publiques de l'Espagne à "continuer d'accroître, si possible, la solidarité et le soutien humanitaire à la fois aux réfugiés des camps et aux habitants sahraouis des territoires occupés".

Les députés de cette assemblée, ont enfin invité les médias espagnols, à "traiter de cette question avec la même pertinence et importance accordées à d’autres questions" et encouragé la société civile espagnole "solidaire avec la cause sahraouie de diffuser et de dénoncer la situation du Sahara occidental à travers les réseaux sociaux".(SPS)

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