Le Plan de Règlement est le seul accord existant, basé sur l'organisation d'un référendum d'autodétermination, et la solution finale réside dans le respect par le Royaume du Maroc de ses frontières internationalement reconnues (Ministre des Affaires étran

Chahid el Hafedh, 23 octobre 2021 (SPS)- Monsieur Mohamed Salem Ould Salek, membre du Secrétariat national, ministre des Affaires étrangères a fait la déclaration suivante :

« Le jour où le Conseil de Sécurité fixera la date à laquelle la MINURSO organisera le référendum, pour lequel elle a été instituée, et qui en plus justifie sa présence sur notre territoire et où le Maroc renouvellera son engagement et son adhésion au Plan de Règlement, nous pouvons dire que le conflit sahraoui-marocain est entré dans une étape de solution pacifique, consensuelle, réaliste, juste et définitive

Aujourd'hui, nous assistons, avec rejet et désapprobation à la poursuite des tentatives injustes visant à confisquer le droit du peuple sahraoui à l'autodétermination, à l'indépendance et à la souveraineté, en totale violation des résolutions de la légalité internationale.

Cette approche est injuste et n'a pas d'avenir.
Aussi, cachée soit-elle dans des termes et des phrases éloignés de l'esprit et de la lettre de l'accord conclu entre les deux parties au conflit, le Front Polisario et le Royaume du Maroc, en 1991, sous la supervision des Nations Unies et de l'Organisation de l'unité africaine, qui a été adopté à l'unanimité par le Conseil de sécurité, elle est vouée à l'échec.

L'entrée en vigueur du cessez-le-feu, comme élément de l'accord, dont le seul objectif était de créer les conditions propices et nécessaires pour l'organisation du référendum. Le retrait du Maroc de cette voie, à mi-chemin, avec la bénédiction et le soutien de pays bien connus, a conduit, malheureusement, à la reprise de la guerre, qui ne s'arrêtera plus jusqu'à la fin de l'occupation marocaine illégale de notre pays et le respect de nos frontières et les droits sacrés de notre peuple pour lesquels il a tant sacrifié et sacrifiera encore avec toutes ses forces.

La partie sahraouie, qui a fait preuve de la plus grande retenue pendant trois décennies et a coopéré avec tout le sérieux, la sagesse et la responsabilité avec les Nations Unies, tous les secrétaires généraux et envoyés successifs, ainsi qu'avec la MINURSO, n'acceptera jamais que l'on porte atteinte, d'un iota, aux droits inaliénable du peuple sahraoui, à la nature juridique de la cause sahraouie comme une question classique de décolonisation ou à la situation de belligerence dans le conflit entre les deux parties, à savoir, le Front Polisario et le Royaume du Maroc .

Le moment est venu pour parler, haut et fort, dans un langage de vérité, en toute responsabilité, sérieux et transparence, pour alerter et attirer l'attention face à l'imprudence et aux dérapages dangereux pratiqués par certains pays, membres ou pas, du Conseil de sécurité, qui poussent toute la région à la guerre. et nous les tenons pleinement responsables des graves conséquences de cette politique injuste.

Les représentants des Nations Unies trouveront chez la partie Sahraouie une coopération constructive et responsable sur la base de la clarté des principes et paramètres de la voie du processus politique qui ne peut pas s'écarter de sa nature juridique et des principes sacrés sur lesquels il est établi et qui sont, au demeurant, inscrits dans la Charte et dans toutes les résolutions, et reaffirmés par la Cour internationale de justice et dans l'Acte Constituf de l'Union Africaine et les décisions de cette dernière.

Nous disons aujourd'hui que la crédibilité de l'ONU est en jeu."

SPS 090/110