Camps de Tindouf: l'ambassadeur Soualem répond aux allégations d'une ONG

Genève, 22 sept 2021(SPS) Le Représentant permanent d'Algérie à Genève, l'Ambassadeur Lazhar Soualem a usé mercredi de son droit de réponse en réaction aux allégations mensongères d'une ONG italienne sur de prétendues "exactions" commises par le Front Polisario à l'encontre d'opposants dans les camps de Tindouf.

"Dans leur inqualifiable propos ou l'approximation le dispute à l'invective et qui rappelle point par point et à la virgule près, l'esprit de celles des sessions précédentes et encore plus les diatribes des années d'avant, ces représentants se sont présentés comme les chargés de mission besogneux d'une entreprise dont la déconstruction, chaque jour met à nu, le caractère éhonté et attentatoire à la dignité des hommes et à la liberté des peuples", a assuré M. Soualem.

Les propos du Représentant permanent d'Algérie à Genève ont fait suite aux déclarations faites par l'ONG "Il Cenacolo" au cours du dialogue interactif du Groupe de travail sur la détention arbitraire et celui du Groupe de travail sur les disparitions forcées à l'occasion de la 48ème session du Conseil des droits de l'Homme.

Le diplomate a qualifié "Il Cenacolo" d'"organisation non gouvernementale aux origines douteuses" et "dont les représentants du jour ont renié les ancestrales origines de leurs identités et la charge immatérielle de leur mémoire".

"Je me demande quel crédit il faut accorder à des personnes qui ont déserté la tribu, la famille et la communauté pour être les corbeaux attitrés d'une affligeante propagande et les paroliers de circonstance, d'une indéfendable cause dont ils sont eux-mêmes des primo-victimes", s'est-t-il exclamé.

L'ambassadeur d'Algérie à Genève a assuré que, "le travail des Organisations non Gouvernementales est honorable surtout lorsqu'il est porté par d'authentiques militants dont la conviction, la passion et l'engagement sont les incontournables repères et la sincère motivation".

C'est pourquoi, a-t-il estimé, "il est regrettable que cette noble mission de défense des droits de l'homme soit détournée de sa vocation originelle pour être au service d'un agenda politique, orienté vers la négation des faits historiques et la remise en cause de la règle de droits sans lesquels les sociétés ne pourraient coexister, s'épanouir et vivre ensemble".

"Au sein de cette enceinte, ma délégation est soucieuse d'un débat serein et contradictoire avec les organisations non gouvernementales qui neutralise les extrémismes, éloigne les raccourcis et favorise la collective et partagée prise de conscience", a souligné le diplomate qui a renvoyé "ces présumés droits-de-l'hommiste d'occasion à leurs détestables conditions de supplétifs".(SPS)

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