Commission de UA: Faki candidat pour un 2e mandat, le Sahara occidental une des priorités

Addis Abeba, 25 jan 2021 (SPS) Le conflit du Sahara Occidental a été défini comme une des priorités au cours de la période (2021/2024) pour le président en exercice de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat qui a annoncé, dimanche, son intention de se présenter pour un second mandat à la tête de la commission.

Moussa Faki est arrivé au poste de président de la commission africaine le 17 janvier 2017 et son mandat arrive à échéance dans deux mois. "J’en ferais un bilan exhaustif à l’Assemblée lors du prochain sommet de notre Union prévu les 6 et 7 février 2021", a déclaré M. Faki dans un communiqué officiel.

"En décidant de me présenter pour un second mandat, j’obéis à la tradition qui veut que tout candidat porte à l’attention du public ses priorités du mandat pour lequel il sollicite les suffrages", a-t-il indiqué.

A travers ce communiqué, Moussa Faki a dévoilé sa vision qui récapitule le contexte de sa présentation pour un second mandat. Elle considère la synthèse du bilan écoulé et formule les priorités programmatiques du mandat à venir.

"Si je suis réélu, ces priorités constitueront ce cadre programmatique rigoureux que j’appelle de tous mes vœux et auquel je tiendrai, dans la mesure de mes possibilités", a-t-il écrit.

A ce propos, il souligne : "le prochain mandat pourrait être un échec si nous ne parvenons pas à réduire substantiellement le bruit des armes dans les pays en proie aux crises et conflits armés en Afrique". "Eradiquer le terrorisme dans le Sahel, la région du Lac Tchad, au Mozambique, en Tanzanie et en Somalie, consolider la paix en République centrafricaine, au Soudan du Sud, en Libye, au Soudan et apporter la contribution de l’Afrique à la solution du conflit au Sahara Occidental, vont constituer le principal champ de faire taire les armes", a-t-il poursuivi, plaidant pour la promotion de la médiation africaine, et la consolidation du principe de la solution des problèmes africains par les africains.

Il s’est réjoui, à l’occasion, de certains acquis fondamentaux, celui lié à l’adoption à l’unanimité d’une résolution au Sommet de Nouakchott relative au conflit au Sahara Occidental ayant consacré la volonté de l’Afrique d’apporter aux efforts des Nations unies un soutien actif pour une solution juste et équitable à ce conflit.

Dans ce contexte, il est utile de rappeler que l'UA a demandé, décembre dernier, au Conseil de paix et de sécurité (CPS) d'engager le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique (RASD), de "préparer les conditions d'un nouveau cessez-le-feu", devant aboutir à une solution assurant au peuple sahraoui son droit à l'autodétermination.

La décision finale adoptée par le 14e sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l'UA, le 6 décembre, sur le thème "Faire taire les armes", demande au CPS d'"apporter les contributions attendues de l’Union africaine en appui aux efforts de l'ONU et conformément aux dispositions pertinentes de son protocole", d'engager les deux parties au conflit, qui sont toutes deux des Etats membres de l'UA, à faire face à la situation actuelle afin de préparer les conditions d'un nouveau cessez-le-feu et de parvenir à une solution juste et durable du conflit".

Insistant sur une solution qui ouvre la voie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, les chefs d’Etat et de gouvernement de l'UA, demandent en outre dans leur décision finale, au Secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres de "nommer un nouvel envoyé personnel pour le Sahara occidental", devant contribuer à la reprise du processus politique, à l'arrêt depuis la démission de l'ancien émissaire, l'Allemand Horst Kohler, en mai 2019.

Par ailleurs, le communiqué final (Déclaration de Johannesburg) demande au CPS de l'UA avec le soutien du Président de la Commission de l'UA et le Groupe des Sages, de "veiller au strict respect de l'Acte constitutif de l'UA et du Protocole relatif à la création du CPS et d'autres Cadres politiques pertinents, et d’apporter une réponse rapide aux crises latentes sur le continent, afin d’éviter une escalade vers un conflit violent". (SPS)

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