New York Times: L'accord de normalisation signé par le Maroc et les Emirats avec Israël risque d'être annulé

NEW YORK, 23 Déc 2020 (SPS) L'accord de normalisation des relations signé par le Maroc et les Emirats arabes unis avec Israël pourrait être abandonné en raison de la nature des contreparties proposées par le président américain sortant Donald Trump, estime le New York Times.

"Les contreparties miroitées par l'administration Trump" pour convaincre le Maroc et les Emirats arabes unis "pourraient être soit rejetées par le Congrès soit abandonnées par l'administration Biden", explique le journal dans sa livraison du mardi, qui rappelle que Trump avait promis au Maroc la reconnaissance de la prétendue souveraineté sur le Sahara occidental en contrepartie de la normalisation avec Israël au moment où il a promis des chasseurs furtifs F-35 aux Emirats.

"Le Sénat a accepté difficilement, la semaine dernière, la vente, aux Emirats arabes unis, de chasseurs furtifs, de drones et autres armes de précision exprimant son inquiétude au sujet de la prolifération des armes dans la région du Golfe. Une décision qui pourrait être annulée si les Démocrates venaient à prendre le contrôle de cette institution (le Sénat)", indique le journal. Il ajoute, à ce propos, que "l'administration Biden examinera cette décision pour s'assurer que la vente (d'équipements) pour 23 milliards de dollars, aux Emirats arabes unis, ne représentait pas une menace sur l'avantage militaire d'Israël dans la région".

Selon le journal américain, la reconnaissance, par Trump, de la prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental pourrait elle aussi être annulée par le nouveau président qui prendra les commandes du pays à partir du 20 janvier prochain. La raison, explique le New York Times, en est que cette décision va à l'encontre du droit international.

"La diplomatie est entièrement basée sur les transactions, mais ces transactions (dont ont bénéficié le Maroc et les Emirats) mettent ensemble des choses qui ne devraient pas être mises ensemble", a déclaré au New York Times, Robert Malley, président de l'ONG, International Crisis Group, un proche d'Anotony Blinken, secrétaire d'Etat à la futur administration Biden.

Robert Malley a dit s'attendre à ce que l'administration Biden "abandonne dilue les parties de l'accord de normalisation (avec Israël) qui vont à contresens avec les normes internationales, à l'image de la reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental ou qui sont contraire à la politique américaine comme la vente de F-35 aux Emirats". (SPS)

 

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