Conflit au Sahara Occidental : le Conseil de sécurité et la France responsables du blocage du processus de règlement (Ould Salek)

Alger, 14 oct 2020 (SPS) Le ministre sahraoui des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Salek a imputé au Conseil de sécurité et à la France l'entière responsabilité dans le blocage du processus de règlement de la cause sahraouie et la décolonisation de la dernière colonie en Afrique.

 Invité de la Radio chaine 1 d’Alger, M. Ould Salek a indiqué que "le blocage vient au sein même du Conseil de sécurité, plus précisément, de la France qui fait bloc à la paix dans la région".

 Devant la poursuite par le Maroc de l’entrave et l’incapacité de la Minurso à imposer à l’occupant marocain l’engagement vis-à-vis de ce qui a été conclu comme plan de règlement, le chef de la diplomatie sahraouie n’as pas écarté le recours au "droit d’auto-défense en concluant des Pactes de défense, un droit reconnu par l’acte constitutif de l’Union africaine (UA)".

 L’Etat sahraoui et ses responsables, en tête desquels le Président sahraoui, Brahim Ghali, pointent du doigt la France qui entrave le processus onusien de règlement au Sahara Occidental, et tient le Conseil de sécurité pour responsable du statuquo dans le processus.

 Une position réaffirmée par le Président Brahim Ghali dans son allocution à l’occasion du 45e anniversaire de la proclamation de l’Unité nationale, qui a estimé que "soutenir le statuquo et passer sous silence les positions de certaines parties, particulièrement la France, c'est soutenir et encourager le retour progressif au conflit, avec tout ce que cela implique comme risques, dérives et menaces, pas seulement pour la paix et la stabilité dans la région mais aussi pour ce qui est de crédibilité de l’ONU et de la légalité internationale".

"Le peuple sahraoui ne peut accepter que la Minurso se transforme en un simple outil de protection de l’occupant marocain et de légitimation de ses politiques expansionnistes agressives et de ses graves violations des droits de l’Homme ainsi que de son pillage continu des richesses naturelles sahraouies", avait indiqué M. Ghali. (SPS)

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