L'Alliance des PECO exprime ses sérieuses préoccupations concernant la répression marocaine

BUDAPEST  13 août 2019 (SPS)  - L'Alliance d'Europe centrale et orientale pour la solidarité avec le peuple sahraoui (Alliance CEE) a exprimé son inquiétude face à la répression meurtrière exercée par les forces marocaines depuis le 19 juillet, et de manière illégale, au Sahara occidental occupé.

L'Alliance de la CEE a exhorté, dans une déclaration signé par son président Matyas Benyik, adressée au Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, le Conseil de sécurité à veiller à ce que la MINURSO fonctionne conformément aux normes de base applicables à toutes les autres opérations de maintien de la paix des Nations Unies, y compris une capacité de surveillance, de protection et de rapport sur la situation des droits de l'Homme.

L'Alliance de l'Europe centrale et orientale a demandé instamment aux Nations Unies d'envoyer une délégation d'établissement des faits au Sahara occidental occupé illégalement pour évaluer la situation et protéger les Sahraouis.

La jeune sahraouie, Sabah Osman Hmida, a été tuée lorsqu'elle a été renversée volontairement par un véhicule des forces de sécurité marocaines dans la ville occupée d'El-Aaiun lors de la célébration pacifique de la victoire algérienne de la Coupe d'Afrique des Nations.

Lors de la récente répression, les forces de sécurité marocaines ont attaqué violemment des civils sahraouis avec des matraques, des gaz lacrymogènes, des canons à eau, des balles en caoutchouc et des pierres. Plusieurs civils ont été blessés et d'autres, notamment des enfants, ont été agressés et arrêtés arbitrairement. De nombreuses personnes ont été blessées, d'autres malmenées et battues alors que les forces de sécurité inondaient la région jusqu'à présent.

L'Alliance d'Europe centrale et orientale condamne fermement les attaques brutales des forces marocaines contre la population civile sahraouie dans les territoires occupés du Sahara occidental, qui continuent d'être privées de leurs droits fondamentaux, notamment de leur droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique.

Malheureusement, ajoute l'Alliance dans sa déclaration, les actions répressives exercées par le Maroc à l'encontre de civils sahraouis se déroulent en présence de la Mission des Nations Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (MINURSO) sur le territoire, qui reste sous la responsabilité des Nations Unies.

L'Alliance d'Europe centrale et orientale insiste également pour que l'Union européenne, qui a signé certains accords de partenariat avec le Maroc, l'oblige à respecter les droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, tout en exprimant de sérieuses préoccupations concernant les efforts actuels de la Commission européenne pour contourner l'arrêt de la Cour de justice européenne du 21 décembre 2016, qui porte atteinte aux droits légaux du peuple sahraoui, et pour poursuivre l'exploitation illégale des ressources des Sahraouis. (SPS).

 

 

 

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