L'ONU appelée à veiller sur le respect des droits fondamentaux du peuple sahraoui

Genève, 03 juil 2019 (SPS) Le Mouvement international pour la réconciliation a de nouveau appelé mercredi le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies à assumer ses responsabilités concernant la situation des droits de l'Homme dans les territoires du Sahara occidental occupé par le Maroc depuis plus de 40 ans.

Intervenant lors de la discussion du quatrième point des travaux de la 41e session du Conseil des droits de l'Homme à Genève, le défenseur sahraoui des droits de l'Homme, Hassaneh Mohamed Mahmoud, a souligné dans une déclaration au nom du Mouvement que la poursuite de l'occupation du Sahara occidental par le Maroc constituait un affront aux droits de l'Homme et aux principes défendus par le Conseil des droits de l'Homme.

Il a ajouté que la question du respect des droits de l'Homme dans les territoires sahraouis occupés doit être correctement traitée conformément au droit international et aux résolutions pertinentes des Nations Unies sur la question de la décolonisation au Sahara occidental.

Hassaneh Mohamed Mahmoud a appelé, en outre, l'instance onusienne a déployé tous les efforts nécessaires pour assurer le respect de la souveraineté permanente du peuple sahraoui et de lutter contre l'exploitation illégale de ses ressources naturelles en l’absence d’une décision libre, préalable et éclairée du Front Polisario, en tant que seul représentant légitime du peuple sahraoui.

D'autre part, le Mouvement international pour la réconciliation a interpellé la présidence du Conseil et les pays membres ainsi que les observateurs, sur les souffrances des générations de Sahraouis qui, depuis l'occupation marocaine du Sahara occidental en 1975, ont été confrontés à la répression et à la violence systématiques et au déni de leurs droits sociaux, économiques et culturels.

Partant de ce constat, le Mouvement a exigé la création d'un rapporteur spécial sur les violations des droits de l'Homme au Sahara occidental occupé, afin que le Conseil et tous les organes des Nations Unies puissent avoir un accès constant et impartial à la situation dans les territoires sahraouis occupés par le Royaume marocain. (SPS)

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