Espagne : La confédération intersyndicale espagnole demande la libération des prisonniers politiques

Madrid,21 dec 2017(SPS) La confédération intersyndicale espagnole a demandé au Maroc la libération des prisonniers politiques sahraouis et la cessation des violations des droits de l’homme dans les prisons et les territoires sahraouis occupés.

L’intersyndicale espagnole a exigé par ailleurs, le respect de l'"intégrité physique et psychologique des prisonniers", dans un communiqué rendu publique et à travers lequel, la confédération a rappelé que cette année est le septième anniversaire du démantèlement violent du camp de la dignité, Gdeim Izik,  par les forces d'occupation marocaines.

Les marocaines avaient violemment réprimé la manifestation pacifique des sahraouis qui avaient protesté contre "les inégalités, les licenciements massifs des travailleurs sahraouis, les procès arbitraires et inéquitables, les violations des droits de l’homme, le pillage des richesses naturelles", rappelle-t-on.

La confédération espagnole a également rappelé la violence pratiquée par les forces d'occupation marocaine lors du démantèlement du camp de la dignité, Gdeim Izik, et les lourdes peines de prison prononcées à l‘encontre des militants sahraouis qui ont été condamnés à l’issue d’un procès "injuste et sans garanties procédurales".

L’intersyndicale souligne en outre les entraves par les autorités marocaines, à la présence des observateurs internationaux, aux juristes et aux familles des prisonniers.

"Cette injustice n’a pas été suffisante", ajoute l’intersyndicale espagnole. L’état marocain a en septembre dernier, appliqué la politique de la dispersion des détenus sur six prisons marocaines rendant encore plus difficiles les visites des proches et des avocats.

"A tout cela s’ajoute les tortures, les mauvais traitements, le manque des soins médicaux et le refus de visites aux proches et familles, et tout cela démontre la cruauté avec laquelle l’occupant marocain agit, ce qui constitue une attaque contre les droits de l’homme et la liberté du peuple sahraoui", a souligné la même source.

La confédération intersyndicale espagnole dénonce cette situation et réitère sa demande de libération des prisonniers politiques tout en exigeant par ailleurs que les compétences de la mission des nations unies au Sahara occidental (Minurso) soient élargies à la surveillance et la protection des droits de l’homme.

L'intersyndicale a également demandé à l’Union européenne de cesser de "détourner les yeux et de rendre effective la clause de respect des droits de l’homme établie dans l’accord préférentiel qu’elle a avec le Maroc et d’empêcher le pillage et la commercialisation des ressources naturelles sahraouies", réitérant sa solidarité avec "la juste cause du peuple sahraoui , avec ses travailleurs et avec le syndicat qui les représente (UGTSARIO)".

 Le Maroc, ajoute le communiqué, a amplement démontré son "manque de volonté de respecter les engagements pris lors de l’accord de cessez le feu de 1991, par le biais desquels il s'engageait à tenir un référendum d'autodétermination sous le contrôle des Nations unies".

"La communauté internationale doit faire respecter au Maroc ces engagements et les multiples résolutions de l'ONU et de son Conseil de sécurité", a ajouté le communiqué, soulignant que seule "la  cessation de l'occupation, le respect des droits de l'homme, la libération des prisonniers politiques sahraouis et l'exercice du droit à l'autodétermination, fixant sans délai une date pour le référendum, peuvent ouvrir la voie à une solution à ce conflit".   (SPS)

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