Le Front Polisario interpelle le Conseil de l’UE au sujet de l’application de l’arrêt de la Cour européenne

Bir lahlou, 22 jan 2017 (SPS) Le Secrétaire général du Front Polisario et président de la République, M. Brahim Ghali a adressé cette semaine une lettre aux dirigeants européens à la suite de l’arrêt de la Cour de justice européenne du 21 décembre 2016 qui a jugé “que les accords d’association et de libéralisation conclus entre l’UE et le Maroc ne sont pas applicables au Sahara occidental”.

 Le Secrétaire général du Front Polisario précise dans son message à M. Joseph Muscat, Premier Ministre de Malte et Président du Conseil de l’Union européenne que “cet arrêt, exécutoire, nous conduit à vous contacter pour en tirer toutes les conséquences, car sa portée ne se limite pas aux seuls accords d’association et de libéralisation UE-Maroc, mais est d’ordre général”.

 Tout en rappelant que la Cour a statué que “le peuple du Sahara occidental n’a pas consenti” par la voix de son seul représentant légitime, le Front Polisario, “à ce que ces accords soient appliqués au Sahara occidental”, M. Ghali appelle à l’examen “de la  situation du protocole conclu en 2013 entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc car désormais “la gestion des droits de pêche doit être traitée en conformité avec l’arrêt du 21 décembre 2016”.

Le Président Ghali conclut son message affirmant que les autorités sahraouies “sont prêtes à envisager une suspension du recours pendant devant le Tribunal de l’Union européenne (Affaire T-180/14) si une solution négociée, globale et rapide, se mettait en place. A défaut, la procédure suivra son cours.  

Le même message a été adressé au Président de la commission européenne et à la Haute représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.

Il est a rappeler aussi que M. Nicholas Westcott, directeur exécutif Moyen-Orient et Afrique du Nord au Service européen de l'action extérieure (SEAE), lors d'un échange de vues avec les membres de la Commission des Affaires étrangères (AFET) au Parlement européen, a déclaré que : "L’arrêt de la CJUE est contraignant pour l'UE et ses États membres. Nous vivons dans un État de droit, et nous devons respecter toute décision prise par la justice".  (SPS)

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